Puy du Fou : Accusé de graves maltraitances animales en son sein, le parc se défend

SPECTACLES La vidéo diffusée par l’émission « Sur Le Front » est énormément partagée depuis jeudi. La direction du Puy du Fou conteste la majeure partie des faits

F.B.

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Course de chevaux lors du spectacle Le Signe du Triomphe au Puy du Fou.
Course de chevaux lors du spectacle Le Signe du Triomphe au Puy du Fou. — SIPA
  • Le parc à thème est accusé par d'anciens employés d'avoir maltraité différents animaux ces dix derières années.
  • Leurs témoignages portent sur des chevaux, des tigres, des chats, des autruches, des dromadaires, des bœufs, des moutons...
  • La direction du parc se défend sur ses réseaux sociaux.

Une affaire dont le Puy du Fou se serait bien passé à la veille d’accueillir la très médiatique élection de Miss France. Le parc à thème vendéen est accusé par d’anciens salariés d’avoir pratiqué plusieurs actes de maltraitance et de cruauté envers les animaux dans le cadre de la préparation de ses spectacles. Ces récits ont été rapportés mercredi soir par le journaliste Hugo Clément via l'émission digitale Sur Le Front diffusée par France Télévisions. Ils ont, depuis, été énormément partagés et commentés sur les réseaux sociaux. Le reportage de 17 minutes a, par exemple, été vu plus d’un million de fois sur le seul compte Instagram d'Hugo Clément.

Quatre anciens employés y racontent tour à tour des « autruches abattues à la fin de la saison », des « dromadaires drogués », des « chats utilisés pour entraîner les rapaces », des « chevaux tabassés », des « tirs au pistolet à air comprimé » pour faire avancer des tigres, des bœufs blessés pour être dressés, un « daim abattu après s’être échappé d’un enclos », puis dégusté au barbecue, un « agneau malade placé vivant dans un congélateur » ou même un « mouton agonisant non euthanasié » pour faire des économies de soins vétérinaires… Des faits étalés sur une dizaine d’années.

Le Puy du Fou se défend comme il peut

Interrogé dans la vidéo, le PDG du Puy du Fou, Nicolas De Villiers, a contesté la majeure partie des faits dénoncés. Il a tout de même reconnu le licenciement d’employés violents, évoquant des « erreurs de recrutement ». « Oui, il y a des gens qui ont eu un comportement violent avec les animaux et en particulier avec les chevaux. C’est arrivé. Le dernier en date qui a été renvoyé de chez nous pour cette raison-là c’était en 2014. Depuis, ça n’existe pas », assure-t-il. Il a également confirmé l’envoi à l’abattoir d’autruches jusqu’à la fin d’année 2012 et l’utilisation de tranquillisants sur les dromadaires, sous contrôle d’un vétérinaire.

Sur ses réseaux sociaux, le Puy du Fou a diffusé plusieurs témoignages de soigneurs animaliers expliquant leurs méthodes de travail et leur attachement au bien-être animal. Deux vétérinaires travaillant au parc évoquent aussi des « protocoles très poussés », des équipements confortables et des équipes « passionnées ».

Sollicitée par 20 Minutes, la direction du Puy du Fou n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos demandes. A l’émission Sur Le Front, Nicolas de Villiers a fini par répondre par écrit qu’il ne souhaitait plus s’exprimer sur le sujet, « refusant de participer à une entreprise qui ne vise qu’à jeter l’opprobre sur tout notre travail ».