Coronavirus dans le Val de Loire : Enquête ouverte après un mariage et une soirée ayant chacun réunis plus de 100 convives

FETES CLANDESTINES Les organisateurs pourraient être poursuivis pour « mise en danger de la vie d’autrui »

M.P. avec AFP

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Une voiture de police. (Illustration)
Une voiture de police. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

Une enquête a été ouverte après un mariage ayant réuni entre 150 à 200 personnes dans le Maine-et-Loire tandis que deux personnes ayant organisé une soirée clandestine avec plus de 100 convives seront jugés en comparution immédiate à Tours, a-t-on appris de sources judiciaires.

La fête de mariage a débuté dans l'après-midi de mercredi, à partir de 16 heures sur un terrain privé de la commune de Verrières-en-Anjou, à une dizaine de kilomètres au nord-est d'Angers, où une centaine de véhicules étaient stationnés à proximité du site, a indiqué Eric Bouillard, procureur d'Angers. A 0h30 jeudi, une partie des convives, issus de la communauté des gens du voyage, étaient toujours présents, ont indiqué les gendarmes qui précisent que plusieurs barnums et du matériel de sonorisation avaient été installés pour la fête. Au total, 109 infractions ont été constatés, selon les gendarmes.

Parmi les infractions relevées figure notamment la violation du couvre-feu pour chaque personne se trouvant sur place en dehors des heures autorisées, ce qui est passible d'une contravention, a indiqué Eric Bouillard. Les organisateurs pourraient être poursuivis pour «mise en danger de la vie d'autrui», a précisé le magistrat. Cette infraction constitue un «délit», a-t-il rappelé.

Jugés vendredi en comparution immédiate

A Tours, l'organisateur d'une soirée dans une cave troglodytique à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire) et sa complice seront jugés vendredi en comparution immédiate. La soirée clandestine, organisée dans la nuit du samedi à dimanche, a rassemblée entre 100 et 150 personnes sans protection sanitaire, selon le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, qui a ouvert une enquête pour «mise en danger de la vie d'autrui». Cette soirée avait été lancée grâce à un flyer envoyé sur les réseaux sociaux Snapchat et Instagram. L'entrée était de dix euros pour les filles et 30 euros pour les garçons.

L'organisateur de la soirée, un DJ de 23 ans, et sa complice, âgée de 24, qui lui a permis la fourniture de la salle, ont été placés en garde à vue. Les suspects «encourent en théorie un an d'emprisonnement pour mise en danger de la vie d'autrui, trois ans d'emprisonnement pour travail dissimulé et une amende de 750 euros pour l'organisation d'un événement dans un établissement recevant du public en période de crise sanitaire», selon le procureur de Tours. «Le DJ pourrait aussi se voir confisquer son matériel par le tribunal correctionnel», a ajouté Grégoire Dulin.