Marseille : Une entreprise met au point un traitement anti-Covid pour les textiles

INNOVATION La société Proneem, à Marseille, dit avoir mis au point un traitement textile à haute fonctionnalité antivirale dont l’efficacité a été prouvée sur le SARS-Cov-2 

François Maliet

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La société Proneem à Marseille a mis au point un masque imprégné d'un actif anti-Covid.
La société Proneem à Marseille a mis au point un masque imprégné d'un actif anti-Covid. — Robert Poulain
  • A Marseille, la start-up Proneem assure avoir mis au point en quelques mois un « traitement textile à haute fonctionnalité antivirale dont l’efficacité a été prouvée sur le SARS-Cov-2 », virus responsable de la Covid-19.
  • L’entreprise s’est adaptée à la situation grâce à son expertise : depuis quinze ans, elle traite des tissus pour éloigner acariens et autres insectes.

Il est possible de désinfecter une surface avec un produit faisant disparaître les virus présents. Mais quelques postillons plus tard, tout est à refaire. « Avec notre traitement Viralstop, la rémanence est de sept jours », assure Nathalie Hagege, fondatrice et présidente de Proneem, société marseillaise créée en 2003. Ce nouveau produit miracle serait-il le résultat d’une adaptation rapide pour intégrer le marché lié à la crise sanitaire ? En partie, mais pas seulement.

« Cela fait 15 ans que nous travaillons sur les biocides, et notre expertise porte sur la fonctionnalisation des tissus », comme aime à le rappeler la responsable de Proneem. Autrement dit : cela fait des années que cette société traite des pièces de tissus pour occire ou éloigner acariens, punaises de lit, moustiques et… virus. Résultat : la start-up assure avoir mis au point en quelques mois un « traitement textile à haute fonctionnalité antivirale dont l’efficacité a été prouvée sur le SARS-Cov-2 », virus responsable de la Covid-19.

Des textiles qui bloquent et détruisent le virus

Cela a permis de traiter des masques avec Viral stop, masques qui non seulement empêchent le passage du virus, mais le détruisent. « Ils gardent la même efficacité même après vingt lavages », assure Nathalie Hagege. Le processus peut être décliné sur les gants ou tout autre type de vêtement, ainsi que pour les textiles industriels. Enfin, il est aussi prévu de commercialiser un spray permettant de traiter les surfaces potentiellement contaminées.

Comment fonctionne ce produit ? Des ingrédients telles que le zinc pyrithione (ZnP) et de l’oxyde de zinc (ZnO) empêcheraient la réplication de nombreux virus, dont les coronavirus. « Cela se fixe sur la membrane et la détruit. Après 30 minutes, 99,9 % des éléments viraux sont détruits », selon la directrice, qui précise que ces produits sont déjà commercialisés en ligne et seront disponibles dès la mi-janvier en pharmacie et dans les bureaux de tabac. Mais elle aurait d’ores et déjà « signé un accord avec le Comité national olympique afin de fournir des masques qui protégeront les sportifs ». Et elle espère obtenir rapidement « une réponse du gouvernement, qui (les) a sollicités. »