Pinterest accepte de verser 20 millions de dollars à une ex-employée qui accusait la plateforme de sexisme

DISCRIMINATIONS Cette ex-directrice des opérations reprochait notamment au groupe de l’avoir payée moins que ses collègues masculins et de l’avoir écartée de décisions importantes

20 Minutes avec agences
Le logo de la plateforme Pinterest (illustration)/
Le logo de la plateforme Pinterest (illustration)/ — Igor Golovniov / SOPA Images/Sip/SIPA

La société américaine Pinterest a accepté lundi de verser 20 millions de dollars (un peu plus de 16 millions d’euros) à Françoise Brougher, son ex-directrice des opérations. Celle-ci accusait son ancien employeur de discrimination sexiste. Pinterest s’est aussi engagé à payer 2,5 millions de dollars à des associations défendant les femmes et les minorités dans les entreprises de la tech.

Françoise Brougher va en conséquence retirer sa plainte, ont indiqué les deux parties dans un message commun. « Pinterest reconnaît l’importance de favoriser un environnement de travail qui soit diversifié, équitable et inclusif, et va continuer à améliorer sa culture », y est-il souligné. Selon les termes de l’accord, la plateforme de photos ne reconnaît toutefois pas officiellement sa responsabilité.

« Une misogynie généralisée »

Dans un long message sur le site Medium publié au moment du dépôt de plainte en août, Françoise Brougher reprochait notamment au groupe de l’avoir payée moins bien que ses collègues masculins et de l’avoir écartée de décisions importantes. Elle accusait aussi Pinterest, qui l’avait embauchée en mars 2018, de l’avoir licenciée en avril 2020 alors qu’elle commençait à faire entendre ses récriminations contre « la discrimination rampante », « un environnement de travail hostile » et « une misogynie généralisée ».

« Bien que 70 % des utilisateurs de Pinterest soient des femmes, l’entreprise est dirigée par des hommes avec peu de participation des femmes dirigeantes », soulignait-elle dans son message. « Les dirigeantes de Pinterest, même au plus haut niveau, sont marginalisées, exclues et réduites au silence », y ajoutait-elle.