Coronavirus : La date du référendum sur le climat dépendra de la crise sanitaire, indique Jean Castex

CALENDRIER La tenue de ce référendum qui vise à inscrire lest avant tout incertaine, car elle doit auparavant être votée par le Parlement

20 Minutes avec AFP

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Jean Castex, le 12 décembre 2020.
Jean Castex, le 12 décembre 2020. — UGO AMEZ/SIPA

Le Premier ministre Jean Castex a dit ce mardi espérer que le référendum sur le climat annoncé la veille par Emmanuel Macron puisse se tenir « si possible » avant la fin du quinquennat, en soulignant que cela dépendra de l’évolution de l’épidémie de Covid-19.

Interrogé sur Europe 1 sur le calendrier du scrutin, il a reconnu que « c’est un peu difficile à dire, ça nous ramène malheureusement aux conditions sanitaires (…) Evidemment, c’est ce contexte sanitaire qui déterminera l’échéance du référendum ». Se tiendra-t-il néanmoins avant la fin du quinquennat ? « Si possible bien entendu », a-t-il répondu.

Passage obligé devant le Parlement

Jean Castex a rappelé que les élections régionales, initialement prévues en mars 2021, seront au vu du contexte sanitaire reportées à juin selon la préconisation de Jean-Louis Debré. Le gouvernement adoptera la semaine prochaine le projet de loi élaboré sur la base du rapport de l’ancien président du Conseil constitutionnel, a précisé le Premier ministre.

Il a loué la « formidable innovation politique » qu’a constituée la Convention citoyenne pour le climat (CCC) avec le recours à 150 citoyens chargés de faire des « propositions fortes que nous allons écouter, dont nous allons collectivement débattre ». « Ensuite la démocratie représentative, le parlement va reprendre ses droits » et l’introduction de la défense de l’environnement dans la Constitution, contenue dans un projet de loi, sera examinée par le parlement, qui votera, avant le référendum, a-t-il poursuivi. Cette condition fait que la tenue du référendum est donc incertaine.

« Opération de communication »

Le scrutin ne risque-t-il pas de se transformer en un référendum pour ou contre Emmanuel Macron ? Les Français sont « parfaitement conscients » que l’écologie est « une cause qui nous réunit, qui nous dépasse toutes et tous », et « donner la parole au peuple, c’est la quintessence de la démocratie, c’est un honneur pour le président de la République que d’y recourir », a fait valoir le Premier ministre.

Quant aux accusations de l’opposition qui voit dans ce référendum une opération de communication, il a considéré qu’elle était dans son rôle. « L’essentiel c’est que le peuple ait le dernier mot », et « pour que ce ne soit pas des artifices de communication, il faut saisir le peuple sur des questions essentielles, qui font bouger la société », a plaidé Jean Castex.