Les fruits et légumes bio pas toujours moins chers au supermarché, selon une étude de la CLCV

ALIMENTATION Dans une étude, basée sur un peu plus de 400 relevés établis par ses militants, l’association de consommateurs conteste un postulat souvent avancé par les enseignes de la grande distribution stipulant que le bio serait moins cher en supermarché

20 Minutes avec AFP
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Présentoir de légumes bio dans une grande surface.
Présentoir de légumes bio dans une grande surface. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le bio moins cher en supermarché ? Ce postulat, auquel ont recours certaines enseignes de la grande distribution pour faire leur promotion, est largement contesté par une étude de l'association de consommateurs CLCV, publiée lundi.

« Les fruits et légumes biologiques de notre enquête se révèlent être en moyenne aussi chers en grandes et moyennes surfaces (GMS) que dans les magasins spécialisés bio », indique la CLCV, qui a établi une moyenne de prix de 3,71 euros le kilo en moyenne pour les fruits et légumes bio en gande surface, contre 3,48 euros dans les magasins spécialisés bio en moyenne.

« Comparer les prix au kilo et de privilégier la vente en circuits courts »

« Les GMS ne semblent donc pas forcément être les plus intéressantes pour acheter des fruits et légumes bio. Nous recommandons aux consommateurs de comparer les prix au kilo et de privilégier la vente en circuits courts, qui réduit les intermédiaires et les marges et donc souvent les prix de vente », conclut la CLCV.

Pour établir ses chiffres, elle s’est basée sur un peu plus de 400 relevés établis par ses militants dans 34 départements, entre le 17 et le 28 octobre dernier, dont 290 relevés en grandes surfaces et 80 relevés dans les magasins bio spécialisés.

Un constat contesté par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), pour qui « l’absence d’écart de prix entre la grande distribution et le commerce spécialisé reste à démontrer sur un échantillon représentatif ». Elle met toutefois en avant « des surcoûts spécifiques à la grande distribution », relatifs notamment à la « séparation du conventionnel et du bio ».