Coronavirus : Lancement de dépistages massifs au Havre et à Charleville-Mézières ce lundi

EPIDEMIE Près de 400.000 personnes sont appelées à venir dans des centres de tests mis à leur disposition, mais le test n’est pas obligatoire

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration d'un test antigénique.
Image d'illustration d'un test antigénique. — SYSPEO/SIPA

Les habitants des agglomérations du Havre et de Charleville-Mézières vont pouvoir aller se faire tester près de chez eux ce lundi. Deux campagnes de dépistages massifs du Covid-19 débutent ce lundi, nouvelle tentative pour juguler l’épidémie avant les fêtes de fin d’année.

Alors que les Français vont pouvoir de nouveau circuler sans attestation sur l’ensemble du territoire, le nombre de cas de contamination reste loin des objectifs de l’exécutif. Fin octobre, le président Emmanuel Macron souhaitait descendre « à terme » à 5.000 contaminations par jour. Or, la moyenne quotidienne sur la semaine écoulée est à 12.000. 11.533 cas supplémentaires ont été enregistrés entre samedi et dimanche, selon Santé publique France, qui fait état de 150 morts dans les dernières 24 heures.

Des tests gratuits et sans rendez-vous

Pour tenter de casser la propagation, l’exécutif mise sur une nouvelle stratégie, plus ciblée, avec les dépistages massifs. « Ces opérations sont autant un moyen de limiter la propagation du virus dans les collectivités concernées qu’un levier d’expérimentation de notre stratégie "tester-alerter-protéger" dont vous voyez qu’elle évolue », affirmait jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui se rend ce lundi au Havre pour lancer l’opération.

Dans le port normand, pendant cinq jours, les 270.000 habitants de la communauté urbaine sont invités à se faire tester. Ce sera « sans rendez-vous et gratuitement, avec un résultat dans la demi-heure », a précisé le maire Edouard Philippe au Journal du Dimanche. « A Liverpool, ils ont réussi à tester environ un tiers des 500.000 habitants en quatre jours. Si on testait 50 % de la population, je serais le plus heureux des hommes ! Nous serons sans doute en dessous », a prédit l’ancien Premier ministre.

Une deuxième opération fin décembre

Dans les Ardennes, la cible est la communauté d’agglomération qui regroupe les deux principales villes du département, Charleville-Mézières et Sedan, soit 123.000 habitants. « L’unique respect des protocoles sanitaires ne suffira pas à casser la propagation de l’épidémie. Il n’est pas question que les fêtes de fin d’année génèrent une troisième vague qui serait redoutable pour notre territoire », prévient Ardenne Métropole. L’opération est également prévue jusqu’à vendredi, ainsi que du 21 au 23 et du 28 au 30 décembre. Sont promis des « tests gratuits et rapides, sans rendez-vous ».

Deux autres territoires doivent tenter la même opération en janvier, parmi ceux où le virus circule le plus vite en France : Roubaix et Saint-Etienne.

Pas d’isolement contraint

Pour les épidémiologistes, dépister à si grande échelle n’est utile que si les résultats sont exploités rapidement, en isolant les personnes testées positives et en limitant les contacts sociaux dans les zones les plus atteintes. Il n’y aura cependant pas de contrainte, à l’image de la manière forte qu’ont pu imposer les pays les plus sévères.

L’Agence régionale de santé Normandie parle « d’un accompagnement individuel, notamment pour s’isoler le plus rapidement et le plus efficacement possible ». La journée de mardi marque officiellement la fin du deuxième confinement, qui laissera la place à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures, sauf pour le réveillon de Noël.