Affaire Girard : L'ex-adjoint à la mairie de Paris dénonce des accusations de viol « instrumentalisées »

ENQUETE Christophe Girard a également fustigé une « société de la dénonciation » et les « oukases et petits montages politiciens ».

M.P. avec AFP

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Christophe Girard, ex-adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture à la mairie de Paris. (Archives)
Christophe Girard, ex-adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture à la mairie de Paris. (Archives) — AFP

L’ex-adjoint à la mairie de Paris Christophe Girard, visé par une enquête pour « viol », a estimé vendredi que l’affaire avait été « instrumentalisée » dans le but de lui nuire politiquement. « Je saurais un jour qui a instrumentalisé cette affaire contre moi, pour me faire tomber mais je ne suis pas tombé, je suis vivant », a-t-il déclaré sur BFM-TV.

Le parquet de Paris avait ouvert le 18 août une enquête pour « viol par personne ayant autorité », avant de classer sans suite la procédure « du fait de l’acquisition de la prescription de l’action publique ». L’ex-adjoint avait, lui, dénoncé des allégations « graves » et « sans fondement », contestant tout rapport sexuel avec cet homme.

Un « coup politique bien organisé » 

« J’ai toujours condamné la pédophilie », a encore affirmé vendredi l’ex-adjoint à la mairie sur BFM-TV. Et Christophe Girard d'également fustiger une « société de la dénonciation » et les « oukases et petits montages politiciens ».

Dans un article publié le 16 août par le quotidien américain New York Times, Aniss Hmaïd a témoigné de sa rencontre avec Christophe Girard en Tunisie à l’été 1989, quand il avait 15 ans, et d’avoir ensuite été entraîné dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé « des blessures psychologiques durables ». C'est ce témoignage qui avait entraîné l'ouverture d'un enquête par le parquet de Paris.

Puissante figure de la politique culturelle de la ville de Paris, Christophe Girard avait déjà été poussé fin juillet à la démission de son poste de maire-adjoint en raison de ses liens avec l’écrivain accusé de pédophilie Gabriel Matzneff. Selon lui, la campagne dont il a alors fait l’objet a relevé d’un « coup politique bien organisé ».