Loi « sécurité globale » : Vingt-quatre interpellations à Paris avant le début de la manifestation

CORTEGES Des rassemblements sont prévus dans plusieurs grandes villes de France, à l'initiative de la coordination #StopLoiSecuriteGlobale

M.P. avec AFP

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Loi «sécurité globale»: Au cœur des manifestations en France contestant le projet
Loi «sécurité globale»: Au cœur des manifestations en France contestant le projet — 20 minutes - Slideshow

Des appels au rassemblement dans toute la France pour une nouvelle journée de mobilisation. Des milliers manifestants ont prévu de protester contre la proposition de loi sur la « sécurité globale », ce samedi, notamment à Lyon, à Strasbourg, à Marseille, à Bordeaux, à Toulouse ou à Lille. A Paris, c’est le NPA qui a appelé les manifestants à partir de Châtelet à 13 heures afin de rejoindre comme à l’accoutumée la place de la République.

La coordination #StopLoiSecuriteGlobale, à l’initiative de cette nouvelle Marche des libertés et des justices, a préféré ne pas appeler à manifester dans la capitale pour réclamer le retrait de plusieurs articles de la proposition de loi controversée. Le groupement a estimé que la sécurité ne pourrait pas être assurée. Sur Twitter, peu après 14 heures, Gérald Darmanin annonçait que 24 interpellations avaient d’ores et déjà eu lieu à Paris, avant le début de la manifestation. Le ministre a remercié au passage les « policiers et gendarmes mobilisés aujourd’hui contre les casseurs ».

L’article 24 entièrement réécrit

En effet, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre avaient éclaté samedi dernier en marge de la Marche des libertés et des justices. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé que 67 membres des forces de l’ordre avaient été blessés et que 95 personnes avaient été interpellées.

Pour rappel, la proposition de loi a été adoptée le mois dernier en première lecture à l’Assemblée nationale, mais, la majorité présidentielle a annoncé que l’article 24, qui interdit la diffusion d’images des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité « physique ou psychique », serait entièrement réécrit. Début décembre, cinq experts de l’ONU jugeaient cette loi « incompatible avec le droit international » et les droits humains et demandaient à la France de revoir sa copie.

A Paris ou à Nantes, des « gilets jaunes », dont la demande d’autorisation de manifester a été recalée par la préfecture, pourraient se joindre au cortège.