Coronavirus : Le Conseil d'Etat rejette la demande d'avancer la réouverture des facs

ENSEIGNEMENT Quelque 77 universitaires de la faculté Paris 1 Panthéon-Sorbonne avaient déposé un recours auprès du juge des référés début décembre

20 Minutes avec AFP

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Façade de l'université Panthéon-Sorbonne.
Façade de l'université Panthéon-Sorbonne. — KROD/SIPA

Les étudiants vont encore devoir attendre pour retrouver les bancs de leurs facultés. Le Conseil d’Etat a rejeté ce vendredi la demande d’universitaires de Paris 1 Panthéon-Sorbonne d’avancer à début janvier la réouverture des universités. Il n’y aura donc toujours pas de cours en présentiel dans les facs après les fêtes de fin d’année.

Quelque 77 universitaires de cette faculté parisienne, menés par le professeur de droit public Paul Cassia, avaient demandé début décembre, dans un recours auprès du juge des référés, d’avancer d’un mois la réouverture des universités afin d’éviter des « désastres psychologiques » que la situation occasionne chez certains étudiants. Ils proposaient notamment « l’instauration d’une jauge » pour respecter les mesures de distanciation sociale.

Une reprise progressive de cours en présentiel en janvier « pour un public ciblé »

Leur requête a été rejetée par la plus haute juridiction administrative, qui rappelle que « les restrictions d’accès aux établissements d’enseignement supérieur ont été décidées pour faire face à l’aggravation rapide de l’épidémie ». Or « la circulation du virus sur le territoire métropolitain reste, malgré l’amorce d’un recul du nombre de nouveaux cas positifs, à un niveau élevé ».

Le lendemain du dépôt du recours, Emmanuel Macron a cependant assuré que le gouvernement allait « tout faire pour pouvoir commencer un peu plus tôt en janvier, pour rouvrir travaux dirigés et demi-amphis » dans les universités. Les « effets psychologiques et sociaux d’un enseignement entièrement à distance sur les étudiants » ont été pris en compte par le gouvernement, souligne dès lors le Conseil d’Etat.

Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex a reconnu que certains étudiants étaient actuellement « dans une situation psychologique très difficile ». Il a maintenu l’objectif d’une reprise progressive de cours en présentiel en janvier pour un public ciblé, notamment pour des étudiants de première et deuxième années, mais aussi des étudiants étrangers, qui se trouvent « en situation d’isolement ».