Sécurité routière : Une nouvelle campagne de communication lancée ce vendredi à l’approche des fêtes

VIVRE, ENSEMBLE C’est le cinéaste Arnaud Desplechin qui est à la manœuvre

20 Minutes avec AFP

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Un test de drogue sur les routes de France. (illustration)
Un test de drogue sur les routes de France. (illustration) — LOIC VENANCE / AFP

« La vie est plus forte qu’un dernier verre avant de prendre la route » : la Sécurité routière lance vendredi une nouvelle campagne de communication à l’approche des fêtes de fin d’année et des futures phases du déconfinement, où certains comportements à risque pourraient perdurer. A travers des affiches et films, ces derniers réalisés par Arnaud Desplechin, la Sécurité routière entend inviter le conducteur à réfléchir à « ce qui compte vraiment », entre les petits et grands bonheurs de la vie (jouer avec son enfant, prendre son bain en fredonnant une chanson…) et les risques parfois pris sur la route.

« C’est un appel à la vie, une célébration de la vie pas toujours présente dans les campagnes de la Sécurité routière qui, par le passé, a mis beaucoup l’accent sur le risque, notamment mortel. Là, au contraire, le but est d’essayer de nous rappeler pourquoi on ne doit pas prendre de risques sur la route » commente la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Marie Gautier-Melleray. Cette communication positive vise donc à « rappeler à nos concitoyens que les règles et contraintes qui peuvent être imposées ne sont pas là pour le plaisir de les embêter mais pour préserver la vie de chacun sur la route » a-t-elle ajouté.

L’allègement du confinement est marqué par une hausse des grands excès de vitesse

Elle intervient à l’approche des fêtes de fin d’année et de l’allègement du confinement, qui comme celui du printemps a été marqué par une hausse significative des grands excès de vitesse (supérieurs de 50 km/h à la vitesse maximale autorisée) : +47,4 % en novembre par rapport au même mois l’an passé. « On a constaté au printemps que les comportements à risque avaient perduré après le confinement. Donc nous sommes vigilants sur ce qui va se passer dans les semaines à venir, où nous espérons que chacun va revenir à un comportement plus respectueux des règles, là pour nous sauver la vie » a estimé Marie Gautier-Melleray.

En raison de la baisse du trafic routier, la mortalité a elle chuté de 33,9 % en novembre (170 décès), sauf chez les cyclistes, conducteurs de deux roues motorisés et 18-24 ans, catégories où elle demeure stable.