Coronavirus dans le Gers : Le port du masque rendu obligatoire dans les principales communes à cause du rebond de l’épidémie

COVID-19 Le Gers fait partie des quatre départements de la région Occitanie où les chiffres liés à l’épidémie sont repartis à la hausse la semaine dernière

N.S.

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Devant la dégradation des indices liés à l'épidémie de coronavirus, le préfet du Gers a imposé le port du masque dans les communes les plus importantes du département. Illustration.
Devant la dégradation des indices liés à l'épidémie de coronavirus, le préfet du Gers a imposé le port du masque dans les communes les plus importantes du département. Illustration. — Syspéo / Sipa

Le déconfinement, toujours officiellement prévu le 15 décembre, doit sembler bien loin aux habitants du Gers, après l’arrêté préfectoral pris mardi et effectif depuis ce mercredi. Ce département est l’un des quatre de la région Occitanie, avec les Hautes-Pyrénées, la Lozère et le Tarn, où le taux d’incidence est reparti à la hausse la semaine dernière, avec 140 cas identifiés de Covid-19 pour 100.000 habitants, soit près de trois fois le seuil d’alerte, fixé à 50.

L’arrêté, destiné à « freiner la circulation du virus », impose le port obligatoire du masque, sur la voie publique et dans les lieux ouverts au public, sur le territoire des 22 principales communes gersoises, comme Auch, Condom, Mirande, L’Isle-Jourdain, Lectoure ou Eauze. La mesure est valable de 6 h à 21 h, jusqu’au 28 décembre, pour les personnes de onze ans et plus.

Un taux de positivité des tests de 14,2 %

La préfecture justifie cette décision par le rebond de l’épidémie, avec un taux de positivité des tests de 14,2 % la semaine dernière (le seuil d’alerte est fixé à 10 %). Les cas identifiés « proviennent essentiellement de structures collectives situées dans les principales communes du département », d’après les autorités.

Trente et un patients Covid étaient hospitalisés mardi dans le Gers, dont quatre en réanimation, « soit un total proche du nombre maximal de 34 atteint lors de la première phase de la crise sanitaire ».