Coronavirus en Occitanie : Attention, les chiffres ne baissent plus, ils remontent même dans certains départements

AVERTISSEMENT En Occitanie, l’ARS appelle à la prudence. Les chiffres de l’épidémie stagnent à un niveau élevé

Hélène Ménal

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Dans un drive-test du centre-ville de Toulouse.
Dans un drive-test du centre-ville de Toulouse. — F. Scheiber - Sipa
  • Ce lundi, l’ARS Occitanie a lancé un avertissement : les chiffres de l’épidémie ne baissent plus dans la région.
  • Les départements les plus touchés sont les Hautes-Pyrénées, le Gers, le Tarn et la Lozère.
  • En fait, seules les Pyrénées-Orientales sont en dessous du seuil d’alerte.

« Nous sommes loin du but ». C’est en substance le message lancé ce lundi par le directeur général de l’agence régionale de Santé en Occitanie. « Nous devons redoubler de vigilance pour éviter que l’épidémie ne s’invite aux fêtes de fin d’année (…) et si on veut concrétiser le calendrier du déconfinement », a insisté Pierre Ricordeau au moment de livrer une nouvelle salve de chiffres qui montrent que « l’évolution à la baisse s’est interrompue ».

La courbe est plate depuis presque trois semaines dans la région, avec un taux d’incidence global supérieur à 60 cas pour 100.000 habitants quand le seuil d’alerte est fixé à 50. Mais il y a plus inquiétant : dans certains départements le taux d’incidence est reparti à la hausse au cours de semaine écoulée. C’est le cas des Hautes-Pyrénées (205,9), la Lozère (173) du Gers (140), le Tarn (105,7). En fait, le seul département d’Occitanie au-dessous du seuil d’alerte est celui des Pyrénées-Orientales (48,2).

Les chiffres de l'ARS Occitanie, en date du 7 décembre 2020.
Les chiffres de l'ARS Occitanie, en date du 7 décembre 2020. - ARS Occitanie

« La situation en Ehpad reste toujours très sérieuse », explique par ailleurs Pierre Ricordeau, avec encore une centaine de décès enregistrés la semaine dernière.

En revanche, l’optimisme prévaut concernant les statistiques hospitalières. Les hospitalisations ont baissé de 70 % depuis le pic de cette deuxième vague atteint il y a cinq semaines, le nombre de patients Covid en réanimation a chuté de 35 % en l’espace d’une semaine. Il ne reste « que » 230 malades en réanimation dans la région contre 400 au plus fort de la vague.

Mais cela n’empêche pas les autorités sanitaires de s’inquiéter. « Un test négatif n’apporte aucune immunité, rappelle Pierre Ricordeau, seul le respect des mesures de prévention est à même de le faire ».

Des tests réfléchis

Le responsable de l’ARS n’appelle pas non plus à des tests systématiques avant les fêtes et les réunions de famille. Mais, il n’exclut pas non plus les tests de précaution dans une région où les laboratoires ne sont plus débordés. « Chacun doit faire le raisonnement qui correspond à sa situation et se demander s’il a pris des risques dans les jours précédents », prescrit-il.