Landes : Forte suspicion de grippe aviaire dans un élevage de canards

VIRUS Le niveau de risque pour tout le département des Landes reste « élevé », rappelle la préfecture

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une exploitation de canards, dans le Gers.
Illustration d'une exploitation de canards, dans le Gers. — G. Durand / 20 Minutes

Une très forte mortalité de canards a été enregistrée samedi dans un élevage de Benesse-Maremne (Landes). La préfecture a fait part dimanche d’une « forte suspicion » de grippe aviaire au sein de cet élevage, après que le laboratoire des Pyrénées et des Landes, établissement public qui assure des missions d’analyses, a confirmé la présence d’influenza aviaire type 5, indique un communiqué.

L’exploitation a été placée sous surveillance. L’élevage suspecté est « en cours de dépeuplement préventif ». En attendant les résultats d’analyse du laboratoire national de référence, la préfecture a également délimité une zone de contrôle temporaire couvrant plusieurs communes autour de cet élevage et sur laquelle « aucune volaille et aucun autre oiseau captif ne doit entrer dans les exploitations ou en sortir » afin de limiter les contacts avec les oiseaux sauvages.

« Source commune de contamination » identifiée dans le Nord

Les accès à l’alimentation, à l’abreuvement, aux silos et stockage d’aliment sont également protégés. Les mouvements de personnes, de mammifères des espèces domestiques, de véhicules et d’équipement à destination ou en provenance d’exploitation d’oiseaux doivent être évités.

S’ils sont nécessaires, la préfecture demande de prendre des précautions « particulières en termes de changement de tenue, de parcage des véhicules en dehors des zones d’élevage et de nettoyage et désinfection à l’entrée et à la sortie des exploitations afin d’éviter les risques de propagation de l’infection ». Le niveau de risque pour tout le département des Landes reste « élevé », rappelle la préfecture.

Mi-novembre des cas de grippe aviaire avaient été détectés dans deux animaleries en Corse et une dans le Yvelines. Elles sont le fait d’une « source commune de contamination » identifiée chez un particulier du Nord, selon le ministère de l’agriculture.