Bretagne : La région n’est pas près d’avoir son emoji drapeau breton

GUEULE DE BOIS La candidature bretonne n’a pas été retenue pour l’heure par Unicode, le consortium chargé de valider la création des nouveaux emojis

Jérôme Gicquel

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La Bretagne a mené une intense campagne de lobbying en début d'année pour avoir son emoji drapeau breton. En vain pour l'instant...
La Bretagne a mené une intense campagne de lobbying en début d'année pour avoir son emoji drapeau breton. En vain pour l'instant... — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Le dossier porté par la Bretagne pour avoir son emoji drapeau breton a été retoqué par Unicode, le consortium chargé de valider la création de nouveaux emojis.
  • L’association Point BZH déplore cette décision, estimant que l’emoji drapeau breton a prouvé son potentiel.
  • Elle lance une campagne avec le hashtag #WhatMoreDoYouNeed afin d’obtenir des explications d’Unicode et essayer de le faire changer d’avis.

C’est la douche froide en Bretagne. Après une intense campagne de lobbying menée sur Twitter en début d’année pour avoir son emoji drapeau breton, la région vient de voir son dossier retoqué par Unicode, un consortium regroupant les géants du Web et qui est chargé de valider la création de nouveaux emojis.

« Malgré le succès retentissant de la campagne #EmojiBZH (plus de 405.000 mentions à l’international), l’emoji drapeau breton n’a pas été retenu à ce stade par le consortium Unicode… », déplore dans un communiqué l’association Point BZH qui pilote le projet. Prenant « acte de la décision », l’association bretonne ne s’avoue pas pour autant vaincue « car cette décision soulève des questions quant à l’attribution des emojis et la diversité culturelle », indique-t-elle dans un communiqué.

Le hashtag #WhatMoreDoYouNeed pour faire plier Unicode

Elle s’étonne surtout d’une inégalité de traitement dans la mesure où Unicode a « ouvert la voie aux emojis représentant une région en créant en 2018 les premiers emojis drapeaux anglais, gallois, écossais ». « Mais Unicode laisse-t-il vraiment une place aux demandes provenant d’autres régions européennes, comme la Bretagne ? », s’interroge l’association, qui rappelle l’importance pour les régions d’avoir leur propre emoji. « Les emojis représentant les drapeaux des régions permettent à leurs habitants de porter fièrement sur le Web leurs identités, de promouvoir leurs héritages et la diversité culturelle, tout en fédérant de nombreuses conversations en ligne », souligne-t-elle.

Pour tenter d’avoir des explications d’Unicode et peut-être le faire changer d’avis, l’association Point BZH lance une campagne sur les réseaux avec le hashtag #WhatMoreDoYouNeed (Que voulez-vous de plus). « Que faut-il de plus pour activer un emoji drapeau régional qui est certain d’être largement utilisé et, qui plus est, soutenu par les autorités publiques de son pays ? Y a-t-il un biais culturel qui empêche Unicode de ne pas tenir compte des demandes venant d’Europe où les citoyens sont attachés à leur territoire et à leur culture régionale ? », interpelle l’association.