Stations de ski : « Une clause de revoyure fixée au 11 décembre » pour ouvrir très éventuellement avant Noël

MONTAGNE « Nous regrettons que soit exclue une ouverture différenciée par massif », a expliqué le président de la région Paca après un rendez-vous avec Jean Castex

Fabien Binacchi

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Illustration d'une station de ski.
Illustration d'une station de ski. — FELICE CALABRO'/IPA/SIPA
  • Jean Castex avait confirmé, après l’allocution d’Emmanuel Macron, que les stations pourront être ouvertes durant les fêtes de fin d’année tout en conservant leurs remontées mécaniques fermées.
  • Elles ont « obtenu », ce lundi du gouvernement, « une clause de revoyure fixée au 11 décembre », a annoncé le président de la région Paca.

Sur les sommets, on continue d’espérer. A priori privées de leurs remontées mécaniques au moins jusqu’à début janvier, les stations de ski ont « obtenu » du gouvernement « une clause de revoyure fixée au 11 décembre », a annoncé ce lundi le président de la région Paca après une visioconférence avec le Premier ministre.

Jean Castex avait confirmé, après l’allocution d’Emmanuel Macron, que les stations pourront être ouvertes durant les fêtes de fin d’année tout en conservant leurs remontées mécaniques fermées pour éviter les contaminations par le Sars-Cov-2.

Ou sinon le 1er janvier ?

« A l’issue de cette réunion », selon Renaud Muselier, « un cadre méthodologique et calendaire précis a été établi », laissant entrevoir d’autres éventualités. « Nous regrettons toutefois que soit exclue de ces discussions, une ouverture différenciée par massif, en tenant compte de la situation sanitaire de chaque région », note l’élu de Paca.

« Si le gouvernement persistait dans sa volonté de fermer les stations de ski jusqu’à la fin de l’année, la date du 1er janvier a été évoquée, sans promesse ni engagement, pour une réouverture des domaines skiables », rapporte également Renaud Muselier.

En parallèle avec les « files d’attente dans les centres commerciaux »

Une décision qui serait « incohérente » pour le président du département des Alpes-Maritimes, « tant sur le plan sanitaire que sur l’harmonisation des autres pays européens », dont certains ont fait le choix de ne pas fermer leurs stations. « Je m’interroge lorsque je vois les files d’attente bondées dans les centres commerciaux et les transports en commun surchargés à l’heure où les stations ne peuvent pas ouvrir », appuie Charles-Ange Ginesy.

Vendredi, l’organisation nationale des Chambres de commerce et d’industrie CCI France a demandé « urgemment » l’ouverture des stations de ski et de leurs remontées mécaniques, dont les vacances de Noël représentent 20 % du chiffre d’affaires.