Loi « sécurité globale »: Castex, Darmanin, Castaner... Emmanuel Macron réunit exécutif et majorité

CRISE POLITIQUE Emmanuel Macron avait réagi vendredi dernier au tabassage du producteur Michel Zecler par des policiers, demandant au gouvernement de lui « faire rapidement des propositions » pour reconstruire un lien entre police et population

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 20 cotobre 2020, accompagné de Gérald Darmanin.
Emmanuel Macron, le 20 cotobre 2020, accompagné de Gérald Darmanin. — Ludovic Marin/AP/SIPA

Emmanuel Macron réunit ce lundi midi, à l’Elysée, le Premier ministre Jean Castex, des ministres et les chefs des groupes parlementaires de la majorité autour des sujets régaliens, police et sécurité.

La réunion doit notamment porter sur la demande du président, vendredi de « faire rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance » entre police et population. Selon Le Parisien, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin et le Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti participent à cette réunion. Le chef de file des députés LREM, Christophe Castaner, ses homologues du Modem, Patrick Mignola et du groupe Agir, Olivier Becht ont également été conviés à cette réunion.

Calmer la colère politique

Réagissant à « l’agression inacceptable » du producteur de musique Michel Zecler par des policiers, le chef de l’Etat avait demandé au gouvernement de lui « faire rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance qui doit naturellement exister entre les Français et ceux qui les protègent et pour lutter plus efficacement contre toutes les discriminations ».

Emmanuel Macron doit également tenter de déminer une crise politique qui s’est invitée entre le gouvernement et la majorité autour de la proposition de loi « sécurité globale » et son article 24 qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre, et qui cristallise les tensions.

Des manifestations partout en France

Votée en première lecture à l’Assemblée nationale, mardi, elle a été percutée par plusieurs affaires de violences policières présumées, précisément révélées par des vidéos, qui ont suscité l’émoi et ont multiplié soudainement les rangs de ses opposants.

L’avenir de l’article litigieux est désormais plus qu’incertain, même s’il ne sera pas réécrit par une commission, tel que l’avait d’abord indiqué le Premier ministre Jean Castex, sur une proposition de Gérald Darmanin, et qui a suscité une bronca parlementaire.

Des milliers de personnes ont défilé samedi (130.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, 500.000 selon les organisateurs) dans une centaine de villes de France contre le texte de loi « sécurité globale » et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris.