Manche: Quarante-cinq migrants, dont des enfants, secourus en mer

SAUVETAGE Approchés par les sauveteurs de la SNSM de Dunkerque, ils ont finalement été récupérés par le patrouilleur des affaires maritimes Thémis et déposés « tous sains et saufs » à Calais. A bord, il y avait une femme enceinte et des enfants

20 Minutes avec AFP

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Des migrants secourus dans la Manche (photo d'illustration)
Des migrants secourus dans la Manche (photo d'illustration) — Handout / SOCIETE NATIONAL DE SAUVETAGE EN MER / AFP

Quarante-cinq migrants, «dont une femme enceinte et des enfants», ont été secourus en mer samedi alors qu'ils se trouvaient «en difficulté» au large de Dunkerque (Nord), à bord d'une embarcation de fortune, a annoncé la préfecture maritime.

Approchés par les sauveteurs de la SNSM de Dunkerque, ils ont finalement été récupérés par le patrouilleur des affaires maritimes Thémis, plusieurs «semblant en état d'hypothermie», selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Déposés à Calais, ils ont été pris en charge par les pompiers et la police aux frontières vers 18h40, «tous sains et saufs».

Quatre morts dans un naufrage fin octobre

Les sauveteurs en mer redoutaient de nombreuses traversées illégales ce week-end en raison d'une météo particulièrement calme, selon une source proche des secours.

Si les falaises de Douvres semblent tout proches des côtes du Pas-de-Calais par temps clair, la Manche peut se révéler très dangereuse pour les embarcations précaires des migrants, avec un trafic soutenu et des vents et des courants puissants.

Fin octobre, un naufrage a fait quatre morts et trois disparus, décimant une famille kurde iranienne, pire drame migratoire à ce jour dans la Manche, où les tentatives de traversée par bateau se multiplient depuis 2018.

Un nouvel accord entre Paris et Londres

Samedi, un nouvel accord a été signé entre Paris et Londres pour mettre un terme à l'immigration clandestine par la mer. Il prévoit notamment le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée.