Producteur tabassé à Paris : Pour François Ruffin, les violences policières ne sont pas « accidentelles » mais « structurelles »

VIOLENCES POLICIERES Le député de la France insoumise François Ruffin relie l’épisode du tabassage du producteur de musique Michel à la mort de Cédric Chouviat et aux « gilets jaunes »

20 Minutes avec AFP

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Le député LFI de la Somme, François Ruffin. (archives)
Le député LFI de la Somme, François Ruffin. (archives) — Bony / Sipa/SIPA

Le député LFI de la Somme François Ruffin a estimé vendredi à Béthune (Pas-de-Calais) que le tabassage d’un producteur par des policiers samedi à Paris n’avait rien « d’accidentel ». Ce tabassage « ajouté à ce qu’il se passe place de la République, ajouté à l’affaire Cédric Chouviat, ajouté à tout l’épisode 'gilets jaunes' » fait qu’on « n’est plus là face à quelque chose d’accidentel, on est sur quelque chose de structurel qui réclame un vrai projet pour la police française », a déclaré François Ruffin en marge d’un rassemblement des salariés de l’usine Bridgestone promise à fermeture.

« Ce ne sont pas des faits anecdotiques qui peuvent juste se traiter en suspendant trois policiers. S’ils se sont sentis autorisés de faire ça, c’est qu’ils ont une autorisation de le faire depuis déjà deux ans », a insisté le député LFI pour qui « le gouvernement, depuis le mouvement des 'gilets jaunes', sait qu’il tient par la police » et que « quelque part, la police le tient ». « Et le projet de loi 'sécurité globale' c’est une demande de la police et le gouvernement obtempère », a-t-il encore affirmé.

Quatre policiers ont été suspendus de leurs fonctions et Gérald Darmanin a demandé leur révocation après le tabassage du producteur, un homme noir, documenté par une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, en pleine polémique sur le droit de filmer les forces de l’ordre en opération.