Ile-de-France : Le gouvernement veut mettre en place une cellule de coordination sur les camps de migrants

HUMANITAIRE L’évacuation violente des migrants et migrantes place de la République cette semaine a fait réagir le gouvernement

20 Minutes avec AFP

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Une pancarte et une manifestante cette semaine place de la République à Paris.
Une pancarte et une manifestante cette semaine place de la République à Paris. — Michel Euler/AP/SIPA

Trois jours après l’évacuation violente de tentes place de la République à Paris, dont les images ont choqué jusqu’au ministre de l’Intérieur, les ministres de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont annoncé lors d’une réunion avec les acteurs associatifs « la création d’une cellule de coordination » autour du préfet de la région Ile-de-France, chargée « à la fois de gérer l’urgence et de travailler sur la fluidité des parcours », a-t-on appris auprès du cabinet de Marlène Schiappa

Il s’agira de mieux gérer les évacuations de ces campements, récurrents depuis 2015, « mais aussi de prévenir leur formation », explique Aurélie Radisson, responsable au sein du Secours Catholique du Cèdre (Centre d’entraide pour demandeurs d’asile et réfugiés), présente lors de la réunion. Selon elle, les deux ministres ont « déploré » les conditions violentes dans lesquelles s’est produite l’évacuation de la place de la République, représentatives selon Aurélie Radisson « des violences quotidiennes qui sont faites aux personnes migrantes de Calais à la frontière franco-italienne ».

394 places d’hébergement débloquées

Dans un communiqué commun, Marlène Schiappa et Emmanuelle Wargon ont également annoncé que 394 places d’hébergement avaient été débloquées « depuis mardi 24 suite à l’évacuation de la place de la République », où des centaines d’exilés étaient venus réclamer à leur tour un hébergement d’urgence après être restés à la rue lors d’une vaste opération de mise à l’abri la semaine précédente à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

« Plusieurs centaines d’hébergement d’urgence supplémentaires ont ainsi été mobilisées depuis mardi par les services de l’État », notamment sur des « structures hôtelières qui étaient inoccupées, en raison de la crise sanitaire ». Pour les associations, toutefois, cet effort reste insuffisant. Selon l’association Utopia56, qui avait organisé lundi le montage du camp place de la République, ce sont « 1.000 places d’hébergement qui sont nécessaires sans délai ».

« Si ce n’est pas le cas », a prévenu Utopia56 dans un communiqué commun avec l’association Enfants d’Afghanistan et d’ailleurs, « nous serons à nouveau présents dès samedi soir dans un lieu symbolique de Paris avec ceux que les pouvoirs publics abandonnent à la rue ».