Confinement à Paris : Les verbalisations pour tapage nocturne explosent

BRUIT Selon la préfecture de police de Paris, les verbalisations pour tapage nocturne ont augmenté de 128 % depuis l’annonce de la fermeture des bars à 22 heures, le 22 septembre dernier

Caroline Politi

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Une fête étudiante (illustration).
Une fête étudiante (illustration). — G.Grigorov / TASS / Sipa

Est-ce un signe d’une augmentation des soirées privées, de la vigilance accrue des voisins en cette période de confinement ou tout simplement les conséquences d’une hausse des soirées passées en famille au domicile ? Les verbalisations pour « tapage nocturne » à Paris depuis l’annonce de la fermeture des bars à 22 heures, soit entre le 25 septembre et le 15 novembre, ont augmenté de 128 % par rapport à la même période l’an dernier, a appris 20 Minutes auprès de la préfecture de police de Paris. Ainsi, 599 verbalisations ont été dressées au cours de ces 52 jours.

Si le phénomène ne touche pas uniquement la capitale, il semble plus marqué. En effet, sur les quatre départements couverts par la préfecture de police, c’est-à-dire Paris et la petite couronne, la hausse, comparée à l’an dernier, atteint 43 % (778 verbalisations en 2019 contre 1.112 sur cette période). Une différence qui pourrait cependant, en partie, s’expliquer par le type d’habitat en banlieue parisienne.

Ces chiffres incluent les soirées clandestines réunissant plusieurs centaines de personnes, comme celle de Joinville-le-Pont ou du 13e arrondissement de Paris, mais également, et surtout, les réunions entre amis, interdites depuis le couvre-feu. La préfecture de police précise également que cinq soirées clandestines ont été découvertes dans les catacombes sur cette période, sans toutefois préciser le nombre de participants.