Loire-Atlantique : Une nouvelle manif contre Amazon samedi fait craindre une ZAD au préfet

AMAZON Les opposants doivent se retrouver pour la deuxième fois à Montbert, ce samedi après-midi

J.U.

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Amazon projette d'installer un gros entrepôt à Montbert en Loire-Atlantique
Amazon projette d'installer un gros entrepôt à Montbert en Loire-Atlantique — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Amazon compte installer une grosse plateforme logistique dans une commune de Loire-Atlantique, située au sud de Nantes.
  • Les opposants au projet s'organisent et appellent déjà à une deuxième manifestation, samedi.

Ils étaient 300 il y a dix jours, ils espèrent réunir cette fois au moins un millier de personnes. Samedi, au lendemain du Black Friday, les opposants à l’installation d’Amazon organisent une nouvelle manifestation à partir de 14 h à Montbert (Loire-Atlantique). C’est là, au cœur d’un parc d’activités, que le géant du e-commerce a prévu d’implanter dans les prochaines années une nouvelle grosse plateforme logistique, avec à la clé la création de près d’un millier d’emplois.

Lors de ce rassemblement, les opposants veulent une nouvelle fois dénoncer « le modèle économique » d’Amazon, mais aussi « ses impunités sociales, fiscales et environnementales ». En plus des membres et sympathisants du collectif Stop Amazon 44, plusieurs personnalités politiques ont annoncé leur venue comme le député du Maine-et-Loire Mathieu Orphelin ou l’eurodéputée de la France Insoumise Leila Chaibi.

La crainte de « dégradations »

Cet événement pourrait-il donner naissance à une ZAD ? C’est la crainte du préfet de Loire-Atlantique, qui a pris deux arrêtés motivés selon lui par ce qu’il appelle « un risque d’envahissement durable » de la parcelle d’environ 15 hectares convoitée par Amazon. Ces textes interdisent d’une part, le transport de « marchandises dangereuses », et d’autre part, le port et le « transport d’objets pouvant constituer une arme ». « Nous savons que les rassemblements auxquels participe l’ultra-gauche donnent régulièrement lieu à des dégradations de biens institutionnels et privés, et des violences contre les forces de l’ordre, ces manifestants cherchant systématiquement l’affrontement », justifie la préfecture.

Lors de la première mobilisation, les organisateurs n’avaient pas exclu une occupation des lieux, qui est selon eux « une des manières de retarder un chantier, de rendre visible une cause, mais qui se construit sur du long cours ». Jeudi, dans un communiqué, les opposants espéraient en tout cas que « la lutte se densifie et s’ancre localement de toutes sortes de manières différentes dans les prochaines semaines ».