Attentat de Conflans : La dissolution de l’association BarakaCity validée par le Conseil d’Etat

JUSTICE Le Conseil d’Etat a rejeté ce mercredi le recours de l’association BarakaCity pour contester sa dissolution

20 Minutes avec AFP

— 

Image d'illustration du Conseil d'état.
Image d'illustration du Conseil d'état. — BERTRAND GUAY / AFP

Le Conseil d'Etat a rejeté ce mercredi la requête en référé déposée par l’ONG BarakaCity pour contester sa dissolution prononcée par le gouvernement. « Le juge des référés du Conseil d’Etat estime que les propos incriminés du président de l’association peuvent être imputés à l’association elle-même et constituent des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence, pouvant justifier une dissolution », a expliqué le Conseil d’Etat dans un communiqué annonçant la décision.

Le 28 octobre, douze jours après l'assassinat de Samuel Paty par un jeune islamiste radicalisé, le gouvernement dissolvait BarakaCity en l'accusant d'«inciter à la haine», d’entretenir des liens avec « la mouvance islamiste radicale » et de « justifier des actes terroristes ». Le décret de dissolution reprochait à l’ONG de diffuser et d’inviter à la diffusion « d’idées haineuses, discriminatoires et violentes » en ligne avec l’islam radical, notamment via ses comptes Facebook et Twitter ou le compte Twitter personnel de son président et fondateur, Idriss Sihamedi.

L’association se définit comme « strictement humanitaire »

Les avocats de l’ONG, créée en 2010 et qui dit apporter de l’aide à plus de deux millions de démunis dans le monde, ont contesté cette décision « brutale et discrétionnaire » devant le Conseil d’Etat. L’ONG agit dans un cadre « strictement humanitaire », ne participe à aucune activité « susceptible de troubler l’ordre public, encore moins de nature terroriste », avaient-ils plaidé dans leur requête, examinée lundi.

Populaire, notamment chez des jeunes musulmans des quartiers populaires, BarakaCity a fait l’objet ces dernières années d’enquêtes approfondies des autorités, qui n’ont débouché sur aucune poursuite.