Tarbes : Installée depuis 18 ans dans le centre-ville, la statue était une contrefaçon

DEBOULONNEE La mairie de Tarbes a annoncé qu’elle allait retirer une statue équestre payée 30.000 euros il y a dix-huit ans. La commune a reçu un courrier de l’avocat de l’artiste dont l’œuvre a servi de base à la contrefaçon

B.C.

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La statue du "Cheval cabré" de Tarbes, une contrefaçon, va être enlevée.
La statue du "Cheval cabré" de Tarbes, une contrefaçon, va être enlevée. — Service communication Tarbes

Depuis dix-huit ans, elle trône au milieu du carrefour du Monocle, à Tarbes. Mais bientôt, la statue du « Cheval cabré », à laquelle les habitants de la préfecture des Hautes-Pyrénées sont habitués, va disparaître. Elle sera déboulonnée, pas pour travaux ou à cause d’une polémique historique, mais parce qu’il s’agit d’une… contrefaçon.

La municipalité de Gérard Trémège (LR) a indiqué qu’elle avait reçu il y a quelques semaines le courrier d’un avocat. Il lui annonce « que la statue du "Cheval cabré" était en réalité une contrefaçon grossière de la sculpture "La Fontaine aux chevaux" de l’artiste Frédéric Jager ». Ce dernier « réclamait une somme importante en dommages et intérêts ou le retrait de la sculpture », explique la mairie dans un communiqué.

Achetée 30.000 euros en 2002, lors du salon des maires, la sculpture en bronze signée Christian Maas, risquait donc de coûter bien plus à la ville de Tarbes. Pour éviter d’aller en justice, la mairie a donc décidé de retirer cette statue.

Mais le socle ne restera pas longtemps vide. Un appel à projet va être lancé. Et en hommage au Haras de Tarbes, le cheval devrait certainement être à l’honneur de cette œuvre. Originale, cette fois-ci.