Coronavirus : Des hôtels à nouveau mobilisés pour l’hébergement des sans-abri

SOLIDARITE Un accord a été trouvé pour l'achat de nuitées auprès des établissements par les services d’Etat ou structures associatives habilitées

20 Minutes avec AFP

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Un SDF dort sur un trottoir avec ses chiens, à Paris, le 15 janvier 2019.
Un SDF dort sur un trottoir avec ses chiens, à Paris, le 15 janvier 2019. — Clément Follain / 20 Minutes

Ce dispositif avait déjà été mis en place lors du premier confinement. Le gouvernement a annoncé vendredi avoir conclu un accord avec l’Umih, principale organisation de l’hôtellerie, pour l’hébergement de personnes sans-abri dans le contexte de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Cet accord « permet la mise à l’abri dans des hôtels de personnes sans domicile grâce à l’achat de nuitées auprès des établissements par les services d’Etat ou structures associatives habilitées », a indiqué le ministère du Logement dans un communiqué.

Pendant le premier confinement, 13.000 places ont été ouvertes

« Succédant » à l’accord signé le 23 mars lors du premier confinement, « cette nouvelle version comporte un certain nombre d’améliorations : les tarifs proposés, plafonnés, incluent systématiquement les prestations hôtelières (linge, entretien des chambres et des parties communes), sont homogènes sur tout le territoire, et l’aménagement des établissements est facilité pour les professionnels qui accompagnent les personnes hébergées », est-il précisé.

Aucun chiffre sur le nombre de chambres qui seront mobilisées par le dispositif n’est encore communiqué, mais « au plus fort de la crise » lors du premier confinement, « ce sont jusqu’à 13.000 places qui ont été ouvertes, dans 79 départements », indique le ministère d’Emmanuelle Wargon.

Suite à l’ouverture le 17 octobre du Plan hiver et l’entrée en vigueur du reconfinement, « ces dernières semaines, les besoins des territoires ont crû, rendant nécessaire le renouvellement de cet accord ».

Lors du premier confinement, « l’occupation des hôtels s’est faite paisiblement dans la quasi-totalité des cas et, de l’avis général, cette mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des acteurs a permis de venir en aide à des personnes auparavant non connues des services d’aide ou refusant d’y recourir ».

La délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) sera chargée d’assurer le suivi de ce dispositif, « afin notamment de garantir l’articulation avec le plan Logement d’abord, en facilitant le plus possible les sorties vers le logement pour les personnes hébergées », indique le communiqué.