Finistère : Des ossements vieux de près de 4.000 ans découverts dans une nécropole

ARCHEOLOGIE Les ossements ont été découverts sur un chantier de fouilles à Plougonvelin

J.G. avec AFP

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Les ossements découverts sur un chantier de fouilles à Plougonvelin datent d'il y a près de 4.000 ans.
Les ossements découverts sur un chantier de fouilles à Plougonvelin datent d'il y a près de 4.000 ans. — Inrap

C’est une découverte rare et précieuse que viennent de faire les archéologues lors d’une fouille d’une nécropole à Plougonvelin dans le Finistère avec la mise au jour d’ossements datant d’il y a près de 4.000 ans. « En début de semaine, l’ouverture de l’une des tombes les mieux conservées a livré des ossements humains », indique l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), précisant que leur étude avait été confiée à une anthropologue.

La nécropole mise au jour comporte entre 60 et 70 tombes.
La nécropole mise au jour comporte entre 60 et 70 tombes. - Inrap

« Depuis le 19e siècle, on a une centaine de mentions de squelettes de cette époque », a précisé Stéphane Blanchet, responsable de recherche archéologique à l’Inrap, soulignant l’importance également de la mise au jour de cette vaste nécropole datant de l’âge du Bronze (vers 1800 avant notre ère) comportant entre 60 et 70 tombes sur une surface de 1.800 m2. « C’est un site d’un très grand intérêt. C’est vraiment la première fois qu’on trouve une nécropole de cette taille en Bretagne », s’est-il félicité.

Des ossements parfaitement conservés

Les ossements comprennent les jambes, les bras, les mains, mais aussi le bassin du défunt. L’étude de leur ADN et des isotopes devrait permettre de déterminer son sexe, son âge et sa taille. « Le coffre était bien étanche, il n’y a pas eu d’infiltration de terre », a précisé Stéphane Blanchet pour expliquer la découverte des ossements, souvent dégradés par l’acidité du sol en Bretagne. Trois autres tombes, elles aussi très bien conservées, devraient être fouillées la semaine prochaine. Elles pourraient également renfermer des squelettes.

L’existence de cette nécropole à la pointe du Finistère est soupçonnée depuis la fin des années 1950. Mais ce n’est que depuis le mois d’octobre qu’une équipe de l’Inrap fouille le site, qui pourrait éclairer les connaissances en matière de constructions ainsi que de pratiques et rituels funéraires à cette époque.