A partir du 1er décembre, l'accès au métro rennais ne sera plus libre avec des portillons qui seront mis en service.
A partir du 1er décembre, l'accès au métro rennais ne sera plus libre avec des portillons qui seront mis en service. — J. Gicquel / 20 Minutes

FINANCES

Coronavirus à Rennes : Les recettes des transports plombées par la crise sanitaire

Jérôme Gicquel

La métropole a perçu 23 millions d’euros en moins lors du premier confinement

Les finances des collectivités locales sont mises à mal avec la crise sanitaire. Les recettes des transports en commun ont ainsi fondu comme neige au soleil depuis le mois de mars. Cela s’explique bien sûr par la forte baisse de la fréquentation des bus et des métros. A Rennes, elle a dégringolé en mars à 10 % de son niveau habituel avant de remonter à 55 % en juin puis à 80 % à la rentrée de septembre. Le reconfinement décrété fin octobre a encore fait baisser ce taux de fréquentation « qui s’est stabilisé à 45 % », selon Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole chargé des transports et des mobilités.

Les voyageurs ayant déserté les transports, la métropole a vu ses recettes commerciales (billets et abonnements) s’effondrer avec un manque à gagner de 12,75 millions d’euros lors du premier confinement. Le service a bien sûr été réduit pendant cette période, entraînant une économie des frais d’exploitation de 5,8 millions d’euros et une diminution de l’enveloppe aléas (1,4 million d’euros). Mais dans le même temps, la collectivité a aussi subi une baisse importante des recettes liées au versement mobilité payé par les entreprises avec 11 millions d’euros en moins dans les caisses de la métropole.

Un avenant signé avec Keolis pour alléger un peu la facture

Au total, la facture du premier confinement s’élève donc à environ 16 millions d’euros rien que pour les transports dans l’agglomération rennaise. Et la note risque d’être encore beaucoup plus salée à la fin de l’année à la suite du deuxième confinement. Pour l’alléger, les élus ont adopté jeudi soir lors d’une séance du conseil métropolitain un avenant au contrat de délégation de service public signé avec Keolis. S’il dégage une marge sur son résultat d’exploitation en 2020, l’opérateur devra ainsi verser l’excédent à Rennes Métropole « dans une logique de partage des risques », souligne Matthieu Theurier.

La maire Nathalie Appéré compte également sur le soutien de l’État qui fait pour l’instant défaut. « Seule la région Île-de-France en a bénéficié et c’est pourquoi nous poursuivons les discussions », a indiqué jeudi l’élue socialiste.