Confinement : Gérald Darmanin met en garde les manifestants des rassemblements « pour la messe »

SECURITE Le ministre de l’Intérieur a prévenu qu’il n’hésiterait pas à « envoyer les policiers et gendarmes verbaliser » les catholiques qui manifesterent pour la réouverture des messes

20 Minutes avec AFP

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Les catholiques ont manifesté, dimanche 8 novembre 2020, pour pouvoir continuer à célébrer la messe, comme ici à Paris, sur le parvis de l’église Saint-Sulpice
Les catholiques ont manifesté, dimanche 8 novembre 2020, pour pouvoir continuer à célébrer la messe, comme ici à Paris, sur le parvis de l’église Saint-Sulpice — Francois Mori/AP/SIPA

« Je ne souhaite pas envoyer les policiers et gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment, mais s’il s’agit d’un acte répété et manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai dès ce week-end. » Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a prévenu, ce vendredi, qu’il n’hésiterait pas à « envoyer les policiers et gendarmes verbaliser », les catholiques qui manifesteraient samedi et dimanche pour la réouverture des messes, comme ils le prévoient notamment à Nantes, Bordeaux ou Paris.

Au micro de Franceinfo, Gérald Darmanin a ajouté qu’il n’y aurait « plus de week-end de mansuétude ». « Bien sûr que la liberté de culte est très importante, nous avons d’ailleurs laissé ouverts les lieux de culte (…) mais la vie est plus importante que tout, et la vie c’est de lutter contre le coronavirus », a poursuivi celui qui a demandé en début de semaine aux préfets de resserrer le contrôle du confinement.

Gérald Darmanin va réunir « les représentants des principaux cultes ce lundi »

Gérald Darmanin a par ailleurs indiqué dans la soirée sur son compte Twitter qu’il réunirait « pour la seconde fois les représentants des principaux cultes ce lundi matin », afin d’évoquer « les conditions dans lesquelles pourraient se tenir à nouveau des cérémonies dans les lieux de culte en fonction de l’évolution de la situation sanitaire ».

Les catholiques ont prévu samedi et dimanche plusieurs manifestations pour réclamer de pouvoir continuer à célébrer la messe, suspendue pendant le confinement. Elles ont notamment été autorisées dimanche à Paris, sur le parvis de l’église Saint-Sulpice, et à Nantes, où un rassemblement avait déjà réuni 500 personnes le week-end dernier.

« Au vu du contexte terroriste et sanitaire, cette manifestation devra se tenir selon des modalités précises », a précisé la préfecture de Loire-Atlantique, indiquant que le rassemblement ne pourrait pas avoir lieu devant la cathédrale mais sur la place Graslin, à une quinzaine de minutes à pied.

Mgr Michel Dubost a appelé les chrétiens à être « patients »

La demande de manifestation déposée « prévoit un nombre de participants au moins égal ou supérieur » aux 500 personnes qui se sont rassemblées devant la cathédrale le 8 novembre, indique encore la préfecture, assurant que « le droit de manifester est un droit fondamental des pays démocratiques, constitutionnellement garanti en France ».

A Lyon, en revanche, l’administrateur apostolique Mgr Michel Dubost a appelé, vendredi dans un communiqué, les chrétiens à être « patients » et à ne pas se rassembler après l’appel lancé aux fidèles à manifester dimanche : « Ne nous rassemblons pas, ni à l’extérieur, ni à l’intérieur des églises et montrons notre capacité à respecter les cadres qui nous sont donnés au nom de la santé publique. »