Coronavirus en Bretagne : « Un frémissement encourageant »… La région reste deux fois moins touchée

EPIDEMIE Le taux d’incidence régional est évalué à 182 cas pour 100.000 habitants, contre plus de 400 pour la moyenne française

Camille Allain

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Le port du masque reste obligatoire à Rennes et dans toute l'Ille-et-Vilaine.
Le port du masque reste obligatoire à Rennes et dans toute l'Ille-et-Vilaine. — C. Allain / 20 Minutes

Même allégé, le deuxième confinement semble porter ses fruits en France pour faire baisser la circulation du coronavirus. En Bretagne, le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) a évoqué « un léger frémissement très encourageant » observé ces derniers jours. La région présente actuellement un taux d’incidence de 182 cas positifs pour 100.000 habitants, là où la moyenne nationale dépasse les 400 cas. « La situation est très volatile mais depuis trois ou quatre jours, le taux baisse. Il est deux fois inférieur à la moyenne française. La région reste relativement épargnée », estime Stéphane Mulliez.

Comme lors de la première vague, la Bretagne est donc en capacité d’accueillir des patients issus d’autres régions dont la capacité hospitalière est fragilisée. Trente-deux des 120 évacuations sanitaires réalisées en France ont été fléchées vers des établissements de santé bretons à Brest, Saint-Malo, Morlaix, Lorient, Vannes et Saint-Brieuc. Plus touché​, le CHU Pontchaillou de Rennes n’a pas été mobilisé.

Les autorités sanitaires gardent cependant un œil attentif sur le nombre d’hospitalisations, qui continue de grimper. Depuis le 1er octobre, elles ont été multipliées par trois. Vendredi, 700 patients atteints de Covid-19 étaient hospitalisés dans la région, dont 120 personnes en réanimation. « Trente-cinq personnes en réanimation ont moins de 65 ans », précise le directeur de l’ARS. Depuis le début de l’épidémie, 550 personnes sont décédées du Covid dans la région. La moyenne d’âge des patients décédés est actuellement de 82 ans.