Confinement : La Fédération nationale des chasseurs et des organisations agricoles veulent davantage de dérogations

CHASSE Des associations de protection des animaux veulent, elles, attaquer certaines dérogations déjà accordées

20 Minutes avec agences
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La Fédération nationale des chasseurs souhaite avoir davantage de dérogations (illustration).
La Fédération nationale des chasseurs souhaite avoir davantage de dérogations (illustration). — Alexis Reau / Sipa

Pendant le confinement, le ministère de la Transition écologique a autorisé des prélèvements de sangliers et de cervidés et « exceptionnellement » d’autres espèces chassables qui pourraient provoquer des dégâts sur les cultures. Mais uniquement à cette fin et sur demande de l’autorité administrative. La chasse de loisirs, elle, est interdite. Mais la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et des organisations agricoles souhaitent la mise en place de nouvelles dérogations pour chasser pendant le confinement afin de limiter les dégâts aux cultures.

Dans un courrier daté du 10 novembre, adressé à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et au ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, la FNC, la FNSEA, Jeunes agriculteurs et les chambres d’agriculture (APCA) demandent qu'« au-delà du grand gibier, il est impératif d’avoir la même logique de régulation concernant les autres espèces qui engendrent des dégâts agricoles selon les départements ». « Ces dérogations doivent être complémentaires des battues administratives décidées par les préfets », est-il ajouté.

Des associations veulent attaquer certaines dérogations

A l’inverse, les associations de protection de la nature Aspas et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) jugent que certains arrêtés préfectoraux vont trop loin et dénoncent l’attitude de certaines fédérations départementales de chasseurs qui ont mis du temps à appeler leurs adhérents à ranger les fusils. La LPO cite l’exemple des Landes où la fédération départementale a appelé le 8 novembre « l’ensemble des chasseurs à ne plus chasser », alors que la secrétaire d’Etat Bérangère Abba avait communiqué dès le 1er novembre sur l’interdiction de la chasse de loisir, les dérogations possibles et qu’un arrêté a été pris le 6 novembre.

De son côté, l’Aspas a recensé une vingtaine de départements qui autorisent « la chasse aux sangliers, cervidés, ESOD (espèces d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts) et autres espèces ». « Le chamois, le mouflon, le cormoran nous inquiètent particulièrement », a indiqué Madline Rubin, directrice de l’Aspas. L’association, avec la LPO, compte attaquer une vingtaine d’arrêtés préfectoraux, a-t-elle fait savoir.