Confinement à Nantes : Les gendarmes contrôlent « sur tous les fronts » mais « avec discernement »

CONFINEMENT Une grosse opération de contrôle était menée par les gendarmes de Loire-Atlantique jeudi soir

Julie Urbach

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Contrôle des attestations dans un bus à Sainte-Luce près de Nantes, le 12 novembre 2020
Contrôle des attestations dans un bus à Sainte-Luce près de Nantes, le 12 novembre 2020 — J. Urbach/ 20 Minutes
  •  Jeudi soir, 85 gendarmes de Loire-Atlantique étaient répartis sur une vingtaine de points de contrôle autour de Nantes et dans le département.
  • Au programme, contrôles des masques et des attestations, mais aussi d'alcoolémie et de stupéfiants

Surprise pour ces passagers du bus 80. En plein milieu d’un rond-point, à Sainte-Luce-sur-Loire près de Nantes, le véhicule s’arrête et les portes s’ouvrent pour laisser monter trois gendarmes. « Contrôle des attestations messieurs dames ! » Ni une ni deux, tout le monde s’exécute. Pour les collégiens, nombreux à bord et cette fois tous masqués, les carnets de correspondance suffisent. « Je vais acheter mes médicaments », précise une femme, qui sort de sa poche une attestation pliée en quatre.

Jeudi soir, une grosse opération de contrôle était menée par les gendarmes de Loire-Atlantique. Au total, 85 militaires étaient répartis sur une vingtaine de points à Sainte-Luce, Basse-Goulaine, Châteaubriant et Bouguenais. « Des contrôles, il y en a tous les jours, mais pas toujours avec autant de monde mobilisé, se félicite le commandant Gilles Foliard. La priorité ce sont les masques et les attestations mais on est sur tous les fronts : permis, alcoolémie, stupéfiants, délinquance… »

« Contrôlés à n’importe quel moment »

Au final, à peine quelques dizaines de contraventions ont été dressées jeudi soir. Des sanctions décidées « avec bon sens et discernement », assure le commandant Foliard, qui estime cependant que « le temps de la pédagogie est terminé ». En une heure, à Sainte-Luce, seul un automobiliste, démuni d’attestation et sans aucune explication valable, en a fait les frais. « Il recevra son amende de 135 euros d’ici une dizaine de jours, mais la facture aurait pu être beaucoup plus élevée, confie le gendarme qui l’a contrôlé. La voiture n’était pas à son nom, le contrôle technique est dépassé… Mais on ne va pas pousser, la vie est dure pour tout le monde. »

Car l’opération est aussi là pour sensibiliser la population. « Le but est que l’on soit visible, de façon à ce que les gens sachent qu’ils peuvent être contrôlés à n’importe quel moment. On peut aussi les guider, si l’attestation est mal remplie par exemple. » D’après le préfet de Loire-Atlantique Didier Martin, 90 % des contrôles ne donnent lieu à aucune verbalisation. « Les habitants de notre département semblent avoir bien compris les règles. »