Chevaux mutilés : Un collectif demande des aides publiques pour faire avancer les enquêtes

PROTECTION DES ANIMAUX La créatrice du collectif demande plus de moyens « techniques, humains et financiers » pour identifier et condamner les auteurs de ces actes de cruauté animale

20 Minutes avec agences

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Illustration. Des chevaux dans un champ.
Illustration. Des chevaux dans un champ. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Un collectif a été créé début novembre pour faire avancer les enquêtes sur les chevaux victimes de mutilations partout en France. Le groupement réunit des propriétaires d’équidés, des professionnels et des associations.

Le collectif, baptisé « Urgences chevaux et milieu rural en danger », compte déjà plus de 2.000 citoyens. Il vise à « déclencher une mobilisation active » de la part des services de l’Etat « pour que les enquêtes évoluent », a indiqué Laure Amalric, à l’initiative de ce rassemblement sur Facebook.

Un besoin de « renfort d’enquêteurs »

L’instigatrice du mouvement que des « moyens techniques, humains et financiers soient octroyés » par le gouvernement. Elle estime avoir « besoin d’un renfort d’enquêteurs ainsi que d’une équipe qui regroupe et centralise toutes les données pour mettre un terme à cette barbarie ». Les défenseurs des chevaux comptent aussi sur des aides financières de l’Etat, notamment pour l’achat de caméras de surveillance. La région Auvergne Rhône Alpes leur a déjà alloué un budget de 100.000 euros et celle d’Ile-de-France de 50.000 euros pour ce type d’équipement.

Des dérogations au confinement pour continuer les surveillances des animaux seuls la nuit comptent aussi parmi leurs revendications. Depuis août, des faits de mutilations sur des chevaux et des bovins, parfois mortels, ont été signalés un peu partout sur le territoire. Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes.