Coronavirus : Olivier Véran estime qu’il y a « une forme de ralentissement » dans la progression de l’épidémie

COVID-19 Le ministre de la Santé s'est montré encourageant ce matin, estimant que les mesures de confinement commençaient à porter leurs fruits. Des chiffres sont attendus en fin de semaine

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de la Santé, Olivier Veran, devant la presse à Matignon, à Paris, le 22 octobre 2020.
Le ministre de la Santé, Olivier Veran, devant la presse à Matignon, à Paris, le 22 octobre 2020. — Ludovic MARIN / POOL / AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé qu’il y avait un « frémissement » et « une forme de ralentissement » dans la progression de l’épidémie de Covid-19 en France, mais qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions sur l’efficacité du reconfinement.

Les mesures prises « ont permis d’avoir une forme de ralentissement de la progression de l’épidémie mais il est trop tôt pour juger de l’effet du reconfinement », a-t-il déclaré dimanche dans l’émission Questions Politiques (France Inter/franceinfo/Le Monde).

Des chiffres attendus en fin de semaine

« D’ici la fin de la semaine, nous aurons des données consolidées », qui permettront d’évaluer la situation, mais « de toute façon il y aura une augmentation des hospitalisations et des réanimations dans les prochains jours puisque c’est le reflet de la situation épidémique d’avant le confinement », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre ne pense pas que la fermeture des écoles soit nécessaire à ce stade : « Je ne suis pas convaincu que la fermeture des écoles aurait un effet bœuf sur les mesures que nous avons prises », a déclaré. Il redoute au contraire un effet délétère d’une telle mesure sur « l’éducation et le bien-être des enfants ».

Un débat sur les personnes atteintes

L’instauration de « mesures de contrôle » des personnes testées positives au Covid-19, afin qu’elles soient « mises à l’abri » pour ne pas propager le virus, « justifie un débat démocratique », a enfin estimé Olivier Véran.

« Est-ce que nous sommes en mesure, aujourd’hui, d’accepter démocratiquement des mesures de contrôle des personnes qui seraient mises à l’abri, pour éviter qu’une personne potentiellement contagieuse ne sorte ? Cela n’a jamais été fait dans l’histoire de notre pays, y compris pour des maladies très infectieuses comme la tuberculose », a-t-il rappelé, soulignant que ce sujet « met en tension notre rapport aux libertés fondamentales et l’histoire sociologique de notre pays. La philosophie du gouvernement, c’est la responsabilisation et la confiance »

Il a cependant observé que « les pays qui ont mis en place des mesures de sanction à l’égard de ceux qui ne respectaient pas l’isolement quand ils étaient malades font face à la même vague que nous ». « Pas intimement convaincu » par cette approche coercitive, le ministre a estimé que « ça justifie un débat démocratique », affirmant par la suite qu’il y aura « une réflexion sur la mise à l’abri des personnes qui sont cas positifs ».