Coronavirus en Auvergne-Rhône-Alpes : Le nombre d'hospitalisations multiplié par sept en un mois

CORONAVIRUS Pour désengorger les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes, 200 patients supplémentaires vont être transférés dans d’autres régions dans les deux semaines à venir

C.G. avec AFP

— 

200 patients supplémentaires d'Auvergne-Rhône-Alpes vont être transférés vers d'autres régions dans les 15 prochains jours.
200 patients supplémentaires d'Auvergne-Rhône-Alpes vont être transférés vers d'autres régions dans les 15 prochains jours. — PATRICK HERTZOG / AFP

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes envisage 200 nouveaux transferts de patients atteints de coronavirus pour désengorger les hôpitaux où affluent les malades du coronavirus, a indiqué dimanche sur franceinfo son directeur général, Jean-Yves Grall.

« En un mois, nous avons sextuplé le nombre d’hospitalisés et nous avons fortement augmenté le nombre de patients en réanimation, nous obligeant à adapter et anticiper pour maintenir en permanence un matelas de lits disponibles », a-t-il déclaré.

Tandis que l’épidémie continue de progresser, avec un taux d’incidence régional supérieur à 860 pour 100.000 habitants désormais, l’augmentation des hospitalisations a déjà conduit, depuis le 23 octobre, à transférer 61 patients d’Auvergne-Rhône-Alpes vers d’autres régions – Grand-Est, Nouvelle-Aquitaine, Pays-de-la-Loire et Bretagne – afin d’éviter une saturation.

« Trop tôt » pour juger de l’effet du reconfinement

Une stratégie vouée à se poursuivre : « Nous envisageons près de 200 transferts entre les deux prochaines semaines, pour permettre de faire face à cette augmentation continue des malades en réanimation », a ajouté le directeur de l’ARS.

Jean-Yves Grall a jugé par ailleurs qu’il était encore « un petit peu tôt pour juger de l’effet du reconfinement » : « En tout état de cause, l’effet sur les hospitalisations sera en décalage d’une dizaine de jours, puisque entre le moment de la contamination et l’hospitalisation, on observe ce délai. Donc pour l’instant nous avons devant nous 15 jours, quoi qu’il arrive, très difficiles sur l’hospitalisation », a-t-il conclu.