Le marché de Noël de Toulouse.
Le marché de Noël de Toulouse. — Mairie Toulouse

EPIDEMIE

Toulouse : Le marché de Noël, qui devait ouvrir le 27 novembre place du Capitole, est annulé

Béatrice Colin

En raison des restrictions sanitaires, la mairie de Toulouse a décidé d’annuler ce rendez-vous qui devait démarrer le 27 novembre

  • Depuis plusieurs jours, vu le contexte sanitaire et de confinement, la tenue du marché de Noël était remise en cause à Toulouse.
  • La mairie de Toulouse a officialisé ce jeudi l’annulation du marché de Noël qui devait ouvrir place du Capitole le 27 novembre, pour un mois.
  • Une mesure qui concerne tous les marchés de Noël de la Ville rose «par cohérence» indique Cécile Dufraisse, l'élue en charge des marchés.

Il devait se tenir du 27 novembre au 27 décembre et accueillir une centaine d’exposants sur la place du Capitole. Mais en raison de l’épidémie de coronavirus, et du confinement en particulier, le marché de Noël n’aura pas lieu cette année. Une rumeur d’annulation qui circulait depuis plusieurs jours et qui vient d’être confirmée ce jeudi par la mairie de Toulouse.

« Les conditions nécessaires pour maintenir son ouverture ne peuvent malheureusement pas être assurées aujourd’hui ni à son organisateur ni aux commerçants qui y participent. Au-delà des contraintes liées à la lutte contre le virus, les incertitudes sur l’évolution de la situation d’ici au mois de décembre ne permettent pas à ses commerçants de s’engager sans conséquence importante pour leurs entreprises », a justifié le Capitole.

« C’est une décision difficile mais rien ne nous prouve qu’on ne va pas aller au-delà du 1er décembre pour le confinement, je ne voulais pas mettre encore plus à mal les commerçants », indique par ailleurs Cécile Dufraisse, l’adjointe au maire en charge des marchés. Er de préciser que, « par cohérence », cette mesure concerne tous les marchés de Noël.

Depuis plusieurs jours, les commerçants proposant des stands de restauration, s’attendaient à ne pas être présents cette année sur le marché. « L’organisation nous l’a confirmé, c’était trop compliqué avec les restrictions obligatoires car il n’y aurait pas pu avoir de consommation sur place et pas plus de 1.000 personnes en même temps sur le marché », explique Dominique Millot, patron de la SARL Chando qui tient le stand, très prisé, d’aligot.

Pour ce dernier, cette annulation n’est pas sans conséquence car ce rendez-vous représente 70 % de son chiffre d’affaires et qu’il a dû déjà se séparer de deux de ses salariés. « Même si ça me met mal, si je vais en souffrir, il y a tellement de restrictions que cela n’aurait pas été rentable. Il vaut mieux que l’on refasse un super marché de Noël l’an prochain dans de bonnes conditions », conclut cet entrepreneur du Tarn qui comprend la nécessité de mettre en place des mesures pour limiter la circulation du virus.