Des députés PS lancent une consultation citoyenne en faveur de minima sociaux pour les jeunes

REVENU MINIMUM Les députés à l’origine du projet s’engagent à déposer sous forme d’amendements les 10 propositions les plus plébiscitées

20 Minutes avec AFP
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Le député des Landes Boris Vallaud, le 13 octobre 2020 à l'Assemblée.
Le député des Landes Boris Vallaud, le 13 octobre 2020 à l'Assemblée. — Jacques Witt/SIPA

Ils prônent l’instauration d’un « minimum jeunesse ». Deux députés socialistes lancent ce jeudi une consultation citoyenne pour « co-construire » une proposition de loi en faveur d’un revenu de base des 18-25 ans, particulièrement touchés par la crise économique.

Le député des Landes Boris Vallaud et son homologue ardéchois Hervé Saulignac, à l’initiative de la proposition de loi Aide individuelle à l’émancipation solidaire (Aile), souhaitent inviter citoyens et organisations à débattre autour d’un revenu de base et d’une dotation universelle dès 18 ans, sur la plateforme numérique « Parlement & Citoyens ».

Des jeunes fragilisés par la crise

Ce débat numérique doit prendre fin le 13 décembre avant une présentation à l’Assemblée nationale en février 2021, expliquent les députés socialistes dans un communiqué. Les élus PS s’engagent en outre à déposer sous forme d’amendements les 10 propositions les plus plébiscitées lors de la consultation, « quand bien même ils n’y apporteraient pas eux-mêmes leur soutien ».

Les députés socialistes réclament l’instauration de minima sociaux en faveur des jeunes qu’ils estiment particulièrement fragilisés par la crise économique et sociale provoquée par l’épidémie de Covid-19. « Le revenu de base vise à verser automatiquement, à partir de 18 ans, un minimum mensuel en lieu et place du RSA et de la prime d’activité, de manière dégressive en fonction des revenus de la personne, et sans conditions », exposent les élus socialistes.

« La dotation universelle vise à créditer, à partir de 18 ans, 5.000 euros sur chaque Compte Personnel d’Activité pour des usages de formation (poursuite ou reprise d’études, formation Bafa), de mobilité (permis de conduire) et d’entrepreneuriat sous toutes ses formes (formation et accompagnement pour la création d’entreprise, de coopérative, de fondation, d’association) », ajoutent-ils.