Radars fixes : Gérald Darmanin veut permettre aux maires de les installer sans l’aval du préfet

SECURITE ROUTIERE L’installation des radars fixes est aujourd’hui décidée par les préfets à partir de différents critères d’accidentologie et d’infrastructures routières

20 Minutes avec agences

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Un radar fixe (illustration).
Un radar fixe (illustration). — JS EVRARD/SIPA

Gérald Darmanin veut autoriser les maires à installer des radars automatiques dans leurs communes sans avoir à obtenir l’accord du préfet. « C’est une révolution pour la sécurité routière », a souligné le ministre de l’Intérieur ce mercredi dans une interview au quotidien Ouest-France. « Les collectivités, en lien avec les habitants, pourront ainsi mettre des radars de vitesse, de contrôle du bruit ou de la pollution là où elles les estiment utiles », a-t-il ajouté.

La mesure doit être intégrée à la proposition de loi pour une « sécurité globale », présentée par la majorité LREM et leur allié d’Agir. Elle sera débattue à partir du 17 novembre à l’Assemblée nationale. L’examen des amendements du texte a commencé ce mercredi en commission des lois.

Avis divergents

Aujourd’hui, l’installation des radars fixes est décidée par les préfets à partir de différents critères d’accidentologie et d’infrastructures routières. La décision est prise en lien avec les directions départementales des territoires (DDT). Celle des radars anti-bruit et anti-pollution relève en revanche des collectivités.

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, a salué l’annonce de Gérald Darmanin. « Ce sont les maires qui connaissent leurs villes, traversées par des fous furieux qui roulent à des vitesses excessives. Cela servira à protéger leurs électeurs qui se plaignent du danger de la vitesse dans les agglomérations », a-t-elle estimé. « On va vers une Sécurité routière à géométrie variable », s’est en revanche inquiété Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes. Pour ce dernier, « faire sortir le préfet du dispositif, c’est prendre le risque d’avoir une France totalement hétérogène avec des règles différentes d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre, et donc des Français perdus ».