Attentat à Nice: L'état de santé de l'assaillant s'est dégradé, retardant son audition

ENQUETE Cinq autres personnes en lien avec Brahim Issaoui, qui a également été testé positif au Covid-19, sont toujours en garde à vue

F.Bi. avec AFP
— 
Un militaire de l'operation Sentinelle face à la basilique Notre-Dame de l'Assomption, à Nice, le 3 novembre 2020
Un militaire de l'operation Sentinelle face à la basilique Notre-Dame de l'Assomption, à Nice, le 3 novembre 2020 — SYSPEO/SIPA

Son audition a du être retardée de plusieurs jours. L'auteur de l'attaque au couteau dans la basilique de Nice, qui a fait trois morts, a vu son état de santé se dégrader ces dernières heures, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Le pronostic vital de Brahim Issaoui, 21 ans, testé positif au coronavirus, était toujours engagé ce mercredi, alors que cinq autres personnes sont en garde à vue.

Un Tunisien de 29 ans interpellé mardi matin à Sarcelles, dans le Val-d'Oise, les trois personnes qui l'hébergeait ainsi qu'un autre Tunisien de 29 ans, arrêté à Grasse samedi sont toujours entendus par les enquêteurs.

Un contact et un accompagnateur présumés

Si le premier est soupçonné d'avoir eu des échanges avec l'assaillant pendant son trajet migratoire, le dernier, lui, aurait directement voyagé avec Brahim Issaoui à bord du bateau qui a accosté fin septembre à Lampedusa, puis d'avoir transité avec lui jusqu'en France.

Grièvement blessé par balles alors qu'il menaçait les policiers dans l'église après l'attaque, l'auteur présumé de l'attaque au couteau est hospitalisé à Nice et n'a pas pu encore être entendu par les responsables de l'enquête.

Les première investigations ont pu déterminer qu'il avait quitté mi-septembre la ville de Sfax (Tunisie), avant d'arriver à Nice le 27 octobre, deux jours avant l'attaque. Tôt le matin des faits, il s'est rendu dans une salle de prière à quelques centaines de mètres, avant de se diriger vers la basilique, où il a tué trois personnes âgées de 44 à 60 ans.