Attentat en Autriche : A l'ambassade, Emmanuel Macron dénonce une attaque contre les valeurs de l'Europe

SOUTIEN Une attaque terroriste a fait au moins quatre victimes à Vienne en Autriche lundi soir

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à l'ambassade d'Autriche à Paris, le 3 novembre 2020.
Emmanuel Macron à l'ambassade d'Autriche à Paris, le 3 novembre 2020. — Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a fait quatre morts à Vienne en Autriche, Emmanuel Macron s’est rendu mardi à l’ambassade d’Autriche à Paris pour apporter « son soutien inconditionnel au peuple autrichien ». Le chef de l’Etat a appelé à une réponse européenne contre « des ennemis qui s’attaquent à ce qu’est l’Europe ».

« Nous ferons tout, en Européens, pour nous tenir ensemble, combattre ce fléau qu’est le terrorisme et, ensemble, avancer sans rien céder d’aucune de nos valeurs », a-t-il déclaré, après avoir signé le registre de condoléances. Cet attentat, commis notamment par « un sympathisant » de Daesh selon Vienne et qui fait suite à trois attaques djihadistes en France depuis un mois, a été condamné par l’ensemble des dirigeants européens et la classe politique française.

« Nous ne céderons rien »

« Vienne représente l’incarnation même de nos valeurs, cette attaque dit aussi la volonté de nos ennemis de s’attaquer à ce qu’est l’Europe, cette terre de liberté, de culture, de valeurs et donc nous ne céderons rien », a poursuivi le président français.

Lundi soir, juste après la fusillade qui a semé la terreur dans la capitale autrichienne, Emmanuel Macron a tweeté : « Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien », avant de poster deux nouveaux messages de solidarité sur les réseaux sociaux mardi. Une fermeté qu’il avait déjà exprimée après la décapitation du professeur Samuel Paty le 16 octobre pour avoir montré des caricatures de Mahomet, quand il avait martelé : « Ils ne passeront pas ».

Evoquant comme le président français une réponse européenne, le chef de la diplomatie italienne Luigi Di Maio a proposé mardi un « Patriot Act » européen, à l’image de la loi antiterroriste américaine.