Attentat à Nice : Christophe Pinna convoqué par la police après avoir lancé un groupe Facebook intitulé « Aux armes citoyens »

RESEAUX SOCIAUX L’ancien champion de karaté avait appelé à la constitution d’une « milice » après l’attaque au couteau qui a fait trois morts le 29 octobre

Michel Bernouin
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Christophe Pinna a été entendu par les policiers (archives).
Christophe Pinna a été entendu par les policiers (archives). — B. Bebert / Sipa

Le multiple champion du monde de karaté et ancien prof de la « Star Academy » rappelé à l’ordre. Le Niçois Christophe Pinna a été convoqué par la police lundi après avoir lancé sur Facebook une page intitulée « Aux armes citoyens », appelant à la création d’une « milice », révèle Nice-Matin.

Auditionné durant « plusieurs heures », il ne fait l’objet d’aucune poursuite « à ce jour » précise le quotidien local.

« Groupons-nous, organisons notre propre milice »

Après l’attentat de la basilique Notre-Dame de Nice, qui a fait trois victimes le 29 octobre, Christophe Pinna écrivait : « C’est interdit d’appeler aux armes sur Facebook, je désobéis parce que c’est un devoir. Je suis citoyen et résistant. Groupons-nous, organisons notre propre milice pour défendre nos enfants. Trop c’est trop, pleurer, mettre des bougies, écrire même pas peur… ne sert à plus rien. Quand l’Etat à qui nous versons des impôts n’est plus capable d’assurer notre sécurité, il faut l’assurer soi-même. »

La page Facebook, qui aurait recueilli plus de 15.000 abonnements, a depuis été supprimée. Selon un proche du sportif, cité par Nice-Matin, « ça a été mal compris, ce n’est pas de l’incitation à la haine. C’était une réaction épidermique parce qu’il avait mal pour sa ville. »

Christophe Pinna, officier dans l’ordre national du Mérite, est un proche du maire de Nice, Christian Estrosi, qui lui avait confié en 2008 une mission pour développer le sport dans votre ville baptisée « J’me bouge ».