Le prix du paquet de cigarettes a augmenté de 40 à 50 centimes au 1er novembre

TAXES Cette hausse, conséquence d'une hausse des taxes de l'Etat, devrait être la dernière avant 2022

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration d'une cigarette.
Image d'illustration d'une cigarette. — FRED TANNEAU / AFP

Dimanche, une hausse de taxes annuelle est en entrée en vigueur. Conséquence : le prix de certains  paquets de cigarettes a augmenté, de 40 à 50 centimes, dépassant ainsi le cap symbolique des dix euros.

Depuis le 1er novembre, de nouveaux prix de vente du tabac, fixés dans un arrêté ministériel du 28 septembre, sont ainsi appliqués par les buralistes. C’est le dernier relèvement de taxes de 50 centimes programmé en 2020 par le gouvernement – le premier ayant eu lieu le 1er mars.

Pas de changement l’année prochaine

Ces prix devraient rester inchangés l’an prochain, le gouvernement ayant assuré qu'« aucune fiscalité tabac ne sera votée en 2021 », comme l’a répété le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt au congrès des buralistes, le 19 octobre.

Depuis dimanche, le groupe Philip Morris – qui détient une part de marché d’environ 40 % en France, dont 26 % avec sa marque phare Marlboro –, vend donc le paquet de Marlboro Red à 10,40 euros, contre dix euros auparavant, soit une hausse de 40 centimes identique à celle des Winston, qui passent à dix euros.

De son côté le concurrent British American Tobacco a opté pour une hausse de 50 centimes pour le prix du paquet de Lucky Strike, porté à dix euros, celui des Peter Stuyvesant à 10,50 euros et enfin pour les Rothmans, qui coûtent désormais dix euros. Japan Tobacco International a fait de même, avec un prix du paquet de Camel à 10,30 euros, soit 50 centimes de plus, ses Winston passant à dix euros. Chez Seita, les Gauloises Blondes sont désormais à dix euros.

Deux euros de hausse en deux ans

En France, les industriels du tabac fixent leurs prix de vente, mais l’Etat peut inciter à des augmentations en faisant varier les taxes, qui représentent plus de 80 % du prix. Chaque fabricant décide ensuite de répercuter entièrement ou partiellement cette hausse de taxes, et en conséquence de maintenir, rogner ou augmenter ses marges, en fonction de la concurrence et de sa politique de prix.

En 2017 le gouvernement a mis fin à quatre ans de stabilité des prix, relevant nettement les taxes pour faire passer le prix du paquet aux alentours de huit euros le 1er mars 2018, et procédant depuis à deux hausses annuelles de 50 centimes, l’une en mars, l’autre en novembre, dans le but affiché de réduire la consommation de tabac. Ces hausses de prix ont fait chuter les ventes de 9,32 % en 2018 et de 7,2 % l’an dernier. Première cause de mortalité évitable, le tabac tue quelque 78.000 Français chaque année.