Hommage à Samuel Paty à Muret (Haute-Garonne) ce lundi (photo d'illustration)
Hommage à Samuel Paty à Muret (Haute-Garonne) ce lundi (photo d'illustration) — AFP

FAKE OFF

Attentat à Conflans : L'hommage à Samuel Paty facultatif dans les établissements scolaires ? Un lycée de Saône-et-Loire rectifie

Le proviseur du lycée du Creusot (Saône-et-Loire), qui voulait prioriser la « sincérité des participants » lors de l’hommage au professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a finalement fait savoir que l’hommage était obligatoire, comme dans tous les établissements scolaires français

« Voilà comment l’on s’apprête à tuer Samuel Paty une seconde fois dans les établissements, en toute désinvolture ! » Dans un post Facebook partagé plus de 2.000 fois, un professeur de philosophie s’insurge d’un e-mail envoyé par la direction du lycée Léon-Blum du Creusot (Saône-et-Loire) vendredi, qui présenterait la minute de silence en hommage au professeur assassiné à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre dernier organisée ce lundi comme facultative.

« Une minute de silence se tiendra à 11h dans la grande cour : les élèves ne souhaitant pas s’y associer pourront prendre un temps de pause dans la cour haute vers les ateliers avant le retour en classe », est-il possible de lire dans ce message, envoyé vendredi 30 octobre 2020 à 21h39.

Pourtant, l’hommage était bien obligatoire dans ce lycée, comme dans tous les établissements scolaires de l’Hexagone.

Capture d'écran d'un poste vu plus de 250.000 fois sur Facebook depuis dimanche
Capture d'écran d'un poste vu plus de 250.000 fois sur Facebook depuis dimanche - Capture d'écran

FAKE OFF

Contacté par Le Journal de Saône-et-Loire, Marc Aubert, proviseur du lycée Léon-Blum, confirme que cet e-mail a bien été envoyé par la direction, mais rectifie : « Il [a été] corrigé. Le ministère a fait savoir que la participation était obligatoire. » Et d’expliquer : « J’étais initialement parti sur le mode de 2015 [lors de l'hommage organisé au sein des établissements solaires après les attentats de Charlie Hebdo] en priorisant la sérénité et la sincérité des participants pour éviter les troubles. »​

Le quotidien régional publie d’ailleurs la capture d’écran d’un second courriel, envoyé samedi 30 octobre à 18h28, dans lequel le chef d’établissement souligne le « caractère obligatoire » de l’hommage. D’ailleurs, « les élèves n’ayant pas cours assisteront à l’hommage en salle d’activité », pointe le proviseur dans cet erratum.