Attentat à Nice : Deux gardes à vue se poursuivent, un autre homme relâché

ENQUETE Un autre Tunisien de 29 ans, qui aurait voyagé avec l’auteur présumé de l’attaque au couteau, est notamment interrogé

20 Minutes avec AFP

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Des CRS à Nice, devant l'église Notre-Dame de Nice, le 31 octobre 2020.
Des CRS à Nice, devant l'église Notre-Dame de Nice, le 31 octobre 2020. — LOUAI-BARAKAT/SIPA

L’enquête se poursuit après l’attentat de Nice, qui a fait trois morts jeudi. Les gardes à vue de deux hommes, dont un Tunisien soupçonné d’avoir partagé le périple migratoire de l’assaillant de la basilique Notre-Dame, se poursuivaient ce lundi matin tandis qu’un troisième individu a été relâché.

Ce second suspect est un homme de 29 ans qui aurait voyagé avec l’auteur présumé de l’attaque au couteau, son compatriote Brahim Issaoui, 21 ans, à bord d’un bateau qui a accosté le 20 septembre sur l’île italienne de Lampedusa, selon une source proche du dossier.

Il a été interpellé samedi à Grasse. Dans le logement qu’il occupait, deux hommes de 25 et 63 ans avaient été arrêtés quelques heures plus tard. Le plus âgé a été remis en liberté sans charge retenue contre lui à ce stade, l’autre reste en garde à vue.

« Son pronostic vital ne serait plus engagé »

Brahim Issaoui, grièvement blessé par balles jeudi, était toujours hospitalisé ce lundi. « Son pronostic vital ne serait plus engagé », a précisé une source proche du dossier, les enquêteurs espérant pouvoir l’interroger dans la journée.

Brahim Issaoui avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille. Arrivé à Lampedusa, il aurait été placé en quarantaine avec près de 400 migrants sur le ferry « Rhapsody » selon la presse italienne, avant de débarquer sur le continent à Bari, dans le sud de l’Italie, le 9 octobre.

L’enquête a pu déterminer qu’il était arrivé à Nice mardi. Il a été repéré par des caméras de vidéosurveillance à proximité de la basilique la veille des faits.