Confinement à Lyon : Stationnement, services publics, entraide, marchés... Ce qui change par rapport au premier confinement

PRATIQUE Le maire de Lyon a dévoilé les pistes pour les prochains jours

Caroline Girardon

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Illustration du port du masque sur un marché, ici à Lyon sur les quais de la Saône. KONRAD K./SIPA
Illustration du port du masque sur un marché, ici à Lyon sur les quais de la Saône. KONRAD K./SIPA — KONRAD K./SIPA
  • Plusieurs choses changeront à Lyon ces prochaines semaines par rapport au premier confinement.
  • Les marchés, services publics et parcs seront ouverts.
  • Le stationnement, en revanche, sera payant.
  • La ville va mettre en place également une plateforme d’entraide.

L’impression d’un retour en arrière. Depuis vendredi, la France est à nouveau confinée comme elle l’était au printemps dernier même si quelques contraintes ont été assouplies. L’occasion de faire le point sur ce qui change par rapport au premier confinement à Lyon.

Dans la métropole, comme partout ailleurs, les services publics seront ouverts ces prochaines semaines. A commencer par les mairies d’arrondissement de Lyon qui accueilleront du public tous les jours de la semaine et le samedi matin. Les habitants pourront s’y rendre afin d’effectuer les démarches habituelles sauf entre 12 h 30 et 13 h 30. Les maisons de la métropole seront également accessibles.

Les berges ouvertes, les marchés aussi

Les marchés, qu’ils soient couverts ou extérieurs, pourront bel et bien se tenir. « Si besoin, nous ferons étendre leurs surfaces pour garantir la distanciation physique entre les personnes mais aussi entre les étals », promet Grégory Doucet, le maire EELV de Lyon précisant plancher sur un « dispositif antigaspillage ». « Il s’agira de collecter les denrées périssables des restaurateurs en lien avec la Banque alimentaire afin qu’elle puisse les redistribuer aux plus démunis », expose-t-il.

Autre nouveauté, les parcs et jardins seront ouverts, y compris les berges du Rhône fermées le printemps en raison de la trop forte affluence de promeneurs.

Les bibliothèques et les médiathèques pourraient faire l’objet d’une dérogation. La mairie n’a pas caché avoir demandé, avec d’autres villes voisines, au préfet d’ouvrir les lieux pour que les « étudiants des universités puissent venir y travailler ». Aucune réponse n’a pour l’instant été apportée.

Une plateforme d’entraide pour encourager la solidarité, le stationnement payant

Du côté de la solidarité, la ville de Lyon devrait mettre en place « mardi ou mercredi » une plateforme numérique pour favoriser l’entraide. « Il s’agira de mettre en relation les besoins de certains et les offres de service proposées par d’autres », explique Grégory Doucet. Comme les livraisons de repas, de médicaments, de commissions, les promenades d’animaux…

Une cellule de coordination d’urgence a également été lancée par la métropole de Lyon pour faire remonter les besoins des associations telles que la Croix-Rouge, les Restos du cœur ou encore le Secours Catholique. « De nombreux sujets ont été abordés : l’hébergement d’urgence, l’enjeu de la fracture numérique, de la précarité étudiante, et la réorganisation de la distribution des différents dons, qui devra se dérouler dans le respect des mesures sanitaires », détaille Bruno Bernard, président de la métropole de Lyon.

Enfin au rayon des mauvaises nouvelles, le stationnement en centre-ville sera cette fois payant à Lyon et restera au même tarif. Une volonté du maire. « Le confinement n’est pas aussi total que celui du printemps dernier. Beaucoup vont continuer à se déplacer en journée pour se rendre sur le lieu de travail », argumente-t-il précisant que « 60 % des stationnements en ville » sont dus à des mouvements pendulaires.