Nîmes : Une affiche interdisait l’entrée d’un supermarché aux « personnes voilées », Casino condamne « fermement »

ISLAMOPHOBIE L’affiche a été retirée, et le groupe Casino a fermé le magasin et condamné l’initiative, qu’il attribue à un « franchisé »

Nicolas Bonzom

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Un supermarché du groupe Casino (illustration)
Un supermarché du groupe Casino (illustration) — DURAND FLORENCE/SIPA

Le groupe Casino fait face, depuis plusieurs heures, à une vague d’indignation, sur les réseaux sociaux : à Nîmes (Gard), une affichette a été placardée sur la vitrine d’un supermarché Vival, indiquait que l’entrée était interdite à « toute personne voilée ».

« A compter de ce jour, toute personne voilée ne sera pas autorisée à entrer dans le magasin », pouvait-on lire sur cette affichette, largement partagée ce vendredi.

« Il s’agit d’une initiative personnelle, qui va à l’encontre des valeurs de l’enseigne »

Joint ce vendredi après-midi par 20 Minutes, le groupe Casino confirme que cette affiche a bien été collée sur la devanture de ce supermarché de Nîmes. Elle a, depuis, été retirée et le géant de la grande distribution la condamne fermement.

La personne soupçonnée d’avoir collé cette affiche sur le magasin de Nîmes est « un franchisé, il n’est pas salarié de Casino, indique-t-on, à la direction de Vival et des enseignes Casino. Les enseignes Casino ne sauraient tolérer de tels propos, et condamnent fermement cet acte, qui va à l’encontre de leurs valeurs, assure le groupe de supermarchés. Les enseignes Casino ont pour vocation de répondre aux attentes de tous leurs clients, dans le respect de la loi qui garantit le libre accès. »

Le magasin a été fermé. Par ailleurs, le groupe indique qu’elle entend répondre individuellement à chaque personne qui s’interrogerait, sur les réseaux sociaux, par téléphone, ou par mail. « Toutes les suites à prendre dans cette affaire, tant sur le plan juridique que commercial, sont actuellement en cours de réalisation », note Casino.

Par ailleurs, à son initiative, le parquet de Nîmes a ouvert une enquête, a appris 20 Minutes auprès du procureur de la République, Eric Maurel.