Coronavirus à Marseille : Ouverture d’une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui » après une fête clandestine

SOIREE CLANDESTINE Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour mise en danger d’autrui après une fête clandestine à Marseille dans la nuit du 16 au 17 octobre

Adrien Max
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La police nationale (illustration).
La police nationale (illustration). — ALLILI MOURAD/SIPA

Une fête clandestine à Marseille, diffusée dans le magazine « Envoyé Special » de France 2. Deux journalistes du magazine, diffusé le 22 octobre, ont pu s’introduire dans une fête clandestine organisée à Marseille le jour de la mise en place du couvre-feu. Plus de 100 personnes s’étaient regroupées ce soir-là dans un club pourtant fermé. Dans le reportage, on peut voir une voiture de police patrouiller aux alentours et des policiers poser des questions aux journalistes. Sans pour autant intervenir.

Amende et enquête

Mais dans un communiqué, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône annonce que le gérant de l’établissement qui a pu être identifié a été convoqué peu après. « Celui-ci a été verbalisé pour ouverture d’un Etablissement Recevant du Public (ERP) en violation des règles sanitaires actuelles et tapage nocturne », explique-t-elle. Elle annonce également l’ouverture par le parquet d’une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui au vu de la gravité des faits ». Selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, « plus de 7000 établissements recevant du public ont été contrôlés. 157 établissements ont été mis en demeure, 23 ont fait l’objet de fermetures administratives et 204 ont été verbalisés », depuis la mise en place de mesure le 26 août dernier.