La France a expulsé 14 étrangers « radicalisés » depuis fin septembre

TERRORISME Le ministre de l’Intérieur a rappelé que le terroriste de Nice n’était toutefois pas connu des services de renseignements

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin, le 27 octobre 2020 à l'Assemblée.
Gérald Darmanin, le 27 octobre 2020 à l'Assemblée. — Jacques Witt/SIPA

Quatorze étrangers en situation irrégulière « radicalisés » ont été « expulsés » de France depuis la fin septembre, a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ce vendredi sur RTL, au lendemain de l’attentat de Nice.

« Depuis un mois, j’ai fait procéder à 14 expulsions », a déclaré le ministre, interrogé après l’attaque mortelle au couteau qui a fait trois morts dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice jeudi matin. Ces 14 personnes expulsées depuis « fin septembre » étaient inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a précisé l’entourage du ministre à l’AFP.

Un homme inconnu des fichiers

Quatre d’entre elles étaient de nationalité tunisienne, les autres étaient Russe, Algérien, Irakien, Géorgien, Bangladais ou encore Marocain, a expliqué son entourage. « Si on doit lutter contre les étrangers radicalisés, ce n’est pas le cas de ce terroriste », a ajouté Gérald Darmanin en évoquant l’auteur présumé de l’attaque. Ce Tunisien de 21 ans, arrivé en France courant octobre par l’Italie, « n’était connu dans aucun des fichiers, Français ni Européens », a-t-il répété.

« Dans les 30 derniers terroristes qui ont assassiné, tué sur notre sol, 22 sont Français. Et leur profil est très divers », a encore dit Gérald Darmanin. Mi-octobre, le ministre de l’Intérieur avait affirmé que la France comptait sur son territoire 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour radicalisation « qu’il nous faut expulser ». Parmi eux, 180 étaient incarcérés. A cette date, 851 immigrés clandestins étaient inscrits au FSPRT.