Attentat à Nice : « On doit éradiquer cette plante souterraine et vénéneuse, l'islamisme », lance l'archevêque de Strasbourg

TERRORISME « S’il y a une guerre à conduire, elle est là et elle se superpose à la crise épidémique », écrit Monseigneur Ravel

T.G.

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La basilique Notre-Dame de Nice, où a eu lieu l'attaque terroriste jeudi.
La basilique Notre-Dame de Nice, où a eu lieu l'attaque terroriste jeudi. — Daniel Cole/AP/SIPA

L'attentat qui a coûté la vie à trois personnes à Nice jeudi a suscité une vague d’indignation. En particulier au sein de l’église catholique, touchée en son sein puisque le terroriste a agi à la basilique Notre-Dame de la ville azuréenne.

L’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, a ainsi appelé mercredi à « éradiquer cette plante souterraine et vénéneuse, l’islamisme, préjudiciable à tout le monde y compris aux communautés musulmanes ».

« S’il y a une guerre à conduire, elle est là et elle se superpose à la crise épidémique. On cherche à rajouter à l’angoisse la terreur. La peur ne gagnera pas si nous sommes solidaires, écrit-il encore dans un communiqué. C’est une guerre et cessons de parler de loups solitaires : il ne s’agit pas d’une série de personnes détraquées, mais des résurgences d’un même rhizome maléfique. »

« Tout ceci est à vomir »

L’ancien aumônier en chef des Armées a également fait un rapprochement entre l’assassinat par deux djihadistes du père Jacques Hamel en juillet 2016 dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) et l’attentat survenu jeudi à Nice. « Un prêtre, hier, un sacristain, aujourd’hui, et des chrétiens, hommes et femmes priant, massacrés par le même terrorisme islamiste, après et avec des juifs, des musulmans et des incroyants. Je pleure du fond de mes entrailles toutes ces victimes et leurs familles […] Tout ceci est à vomir. » Mgr Ravel conclut par un message plus positif : « Prions pour la paix dans le monde et la paix dans notre France. »