Perpignan : La Ligue contre l'obésité alerte à son tour sur la situation d'un homme de 300 kg bloqué chez lui

OBESITE La semaine dernière, son avocat avait indiqué qu'il était prêt à porter plainte. L'association s'apprête à le faire

N.B.

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Une ruelle de Perpignan (illustration)
Une ruelle de Perpignan (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le 23 octobre, l’avocat d’Alain, un homme de 52 ans, pesant près de 300 kg, bloqué depuis de longs mois dans son logement, à Perpignan (Pyrénées-Orientales), indiquait à 20 Minutes qu’il avait fait parvenir au ministère de l’Intérieur un courrier pour l’alerter de la situation d’urgence dans laquelle se trouve son client. « Je demande que l’on mette fin à ce cinéma », confiait Jean Codognès. Il n’excluait pas, par ailleurs, de déposer une plainte pour « non-assistance à personne en danger ».

Dans une maison du quartier pauvre Saint-Jacques, ce quinquagénaire est au sol, depuis une chute. Il reste, depuis, assis, sans bouger, dans un logement vétuste. Ses proches remuent ciel et terre pour qu’on les aide à le prendre en charge, et à l’évacuer. En vain. Sa prise en charge n’a, pour l’instant, été acceptée par aucun hôpital.

« Scandalisés »

Depuis des mois, plusieurs réunions ont eu lieu, sous l’égide de la préfecture, pour tenter de trouver une solution. Une évacuation devait se tenir, mais elle n’a pas eu lieu.

Lundi, la Ligue contre l’obésité a fait part de son indignation, quant à la situation d’Alain qui « vit sur un matelas posé à même le carrelage, sans doute avec une jambe cassée, à bout de force, au milieu d’immondices, alimenté tant bien que mal par son frère », indique l’association. « Nous sommes scandalisés par cette situation sanitaire dégradante qui n’a que trop duré. La vie de cet homme est en danger et, avec son avocat, nous agissons sur les terrains médical, social, politique et judiciaire pour qu’il soit assisté et soigné de toute urgence », confie Agnès Maurin, sa directrice.

L’association, qui indique avoir adressé lundi deux lettres, l’une au Premier ministre, Jean Castex, l’autre au ministre de la Santé, Olivier Véran, « pour réclamer l’exfiltration urgente », mais aussi « pour les informer qu’elle s’apprête à porter plainte ».