Tempête Alex dans les Alpes-Maritimes : Le maire de Breil-sur-Roya réclame l'aide de l'armée

MAYDAY L'élu « refuse le retour à la normale » tant que la Haute Roya sera « privée d’accès routiers et tributaire de l’extérieur »

Michel Bernouin

— 

Le président Emmanuel Macron arrive à Breil-sur-Roya, le mercredi 7 octobre 2020, dans un hélicoptère de l'armée de l'air
Le président Emmanuel Macron arrive à Breil-sur-Roya, le mercredi 7 octobre 2020, dans un hélicoptère de l'armée de l'air — Daniel Cole/AP/SIPA
  • Sébastien Olharan demande des moyens militaires terrestres et aériens pour la vallée de la Roya après le passage de la tempête Alex.
  • Il souligne 4.000 habitants privés d’accès routier à l’approche de l’hiver.
  • Le jeune élu fait le parallèle avec la reconstruction de l’après Seconde guerre mondiale.

Il réclame le retour de l’armée pour aider la Roya à se relever des terribles conséquences de la tempête Alex. Dimanche, Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya ( Alpes-Maritimes), a demandé « solennellement le rétablissement ou le maintien des moyens militaires, terrestres et aériens, tant que des populations demeurent enclavées ».

« Je refuse le retour à la normale et le désengagement de l’armée tant que nos amis de la Haute Roya sont privés d’accès routiers et tributaires de l’extérieur pour s’alimenter » écrit le jeune élu sur Facebook. La commune, lourdement touchée, reste accessible par la route. Ce n’est pas le cas de ses voisines situées plus haut dans la vallée de la Roya, où seuls quelques rares trains arrivent chaque jour.

« Dans ces circonstances exceptionnelles, il faut maintenir des moyens exceptionnels. Avec 4.000 habitants privés d’accès routier à l’approche de l’hiver, nous sommes face à une situation d’urgence qui nécessite un soutien militaire. »

Sébastien Olharan insiste sur l’indispensable reconstruction des accès routiers, qui pourrait prendre des années : « Au regard de l’immensité du chantier que sera le rétablissement de la route de la Roya, il me paraît également nécessaire de maintenir le génie militaire, en appui du service des routes du Département, pour permettre de désenclaver au plus tôt les populations jusqu’à Tende. »

Comme en 1945

« Chacun a en mémoire les ponts de l’armée qui ont été déployés dès 1945 sur toute la longueur de la vallée de la Roya. Aucun habitant ne peut comprendre que nous ne soyons pas capables aujourd’hui de recourir aux mêmes procédés. »

Ce week-end, trois semaines après la tempête, le corps d'une septième victime a été découvert et identifié : un homme de 77 ans, habitant Saint-Martin-Vésubie. Onze personnes restent portées disparues. Quant au coût de la reconstruction des infrastructures détruites ou endommagées, il pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros selon les collectivités.